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laire. Au contraire, elles sont un signe de déchéance.
Ce sont des mitoses dégénératives.
Or, toutes ces tumeurs sont-elles également influencées par les radiations ? Non ; la raison principale de ta résistance opposée par beaucoup d’épidermoïdes à la radiothérapie est la petitesse de l’écart des radio-sensibilités, c'est-à-dire la faible différence existant entre la radio-sensibilité propre du tissu néoplasique et celle des tissus généraux. De là, deux écueils : « la non stérilsation et la radio-nécrose » (RecAUD).
La radio-sensibilité vraie d'un tissu fertile est son aptitude à la radio-stérilisation, abstraction faite des conditions d'ordre physique (qualité de pénétration du rayonnement) ou géométrique (dimension de l’espace à traiter).
Cette propriété serait idéalement mesurée par la dose cancéricide à faire absorber dans l'unité de volume du tissu. La radio-sensibilité est, avant tout, une fonction du tissu caractéristique du néoplasme ; elle varie avec l'état histo-physiologique de celui-ci (Recaup), et c’est ainsi qu'il faut tenir compte quand on étudie la radiosensibilité d’une tumeur :
1) De la jeunesse de la flore cytologique.
2) De l’activité de reproduction de ses cellules. (Loi de BERGONIÉ et TRIBONDEAU):
Les rayons agissent avec d’autent plus d'intensité sur les cellules que leur activité reproductrice est plus grande, que leur devenir karyokinétique est plus long, que leur morphologie et leur fonction sont définitivement fixées.
3) De l'état de son Stroma fibreux.
Sur ces faits sont basés les principes généraux du traitement par les radiations.
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En effet, pour être appliqué de façon correcte, ce traitement doit respecter les principes suivants :
1°) Toute irradialion doit être homogène. L'inégalité d'irradiation d’une tumeur maligne est une cause d’inefficacité et souvent d’aggravation (REGAUD). #
Il faut absolument obtenir l'égalité du rayonnement. Or, la quantité de radiation reçue par unité de. surface variant comme le carré de la distance de cette unité à la source radiante, et tout rayonnement étant absorbé par les tissus, il faudra pallier à ces inconvénients par la filtration d'une part, par l'orientation précise et méthodique des foyers de rayonnement d'autre part.
2°) Toute irradiation doit être suffisante comme quan- lité et comme durée.
Il faut que toutes les cellules aient passé par le stade de mitose. DE Nagras et Forestier calculent la durée et l'intensité de l'irradiation par le procédé de l'index karyokinétique. Nous n'avons pas l'expérience de cette méthode.
3°) Il faut éviter d'atteindre les tissu sains.
On sait que, dans les néoplasmes de la langue, la marge de radio-sensibilité est étroite entre la sensibilité des issus métaplasiés d'une part et celle des tissus normaux d'autre part.
Il faudra donc allonger la durée de l’irradiation sans dépasser la dose correspondant au seuil moyen de radiosensibilité, plutôt que d'élever la dose, pour obtenir la prolongation de la durée d'irradiation, facteur capital de succès.
Nous avons cru bon de rappeler ces principes, tels qu'ils ont été exposés par ReGaup (1) avant d'aborder l'é-
(1) REcAu»D. — Traitement des épithéliomas épidermoïdes par les radiations. Applications aux épidermoïdes de la peau et de la bouche. Raprort au Congrès du cancer, Strasbourg,
tude des méthodes thérapeutiques. Mais ces principes élant connus, il convient de montrer dans quelles conditions ils peuvent être appliqués au niveau du cancer de la langue au point de vue de la double action :
1°) Sur la lésion initiale,
2°) Sur les propagations lymphatiques et ganglionnaires.