LAINE
l'opportunité où non de l'intervention bilatérale. La question qui est complexe sera envisagée dans un cha: pitre ultérieur. Nous voulons insister seulement sur ses possibilités et ses conditions techniques.
La technique opératoire devra être dominée dans ces cas par une préoccupation essentielle, conserver la velne jugulaire d'un côté, ou pratiquer la section ou la résection dés 2 jugulaires. R. BERNARD dans un article récent signale 2 cas de section double des jugulaires sans incident. Mais ceci est l'exception. MorEsrTIN bien avant la guerre enseignait «que la prudence la plus élémenlaire exige que les 2 grosses veines cervicales ne soient jamais interrompues l'une et l'autre sans nécessité absolue. Il ne faut pas, disait-il que par üne erreur de dissection ou pour avoir méconnu le danger de la ligature, l'opérateur puisse exposer son malade à une mort rapide et affreuse ».
Dans ces conditions, il paraît indiqué de commencer l'intervention par le côté du cou où les adénopathies paraissent cliniquement les moins perceplibles ; on se contentera d'une opération moins complète, on ne fera qu'ouvrir la région carotidienne en faisant sauter Île couvercle, on disséquera la jugulaire sans la sectionner, on enlèvera les ganglions.
On abordera alors le second temps de l'opération, 8 à 15 jours après avec confiance et sécurité. On se permettra du côté opposé une opération vaste et complète avec excision du sterno-cléido-mastoïdien et de la Jjuoculaire interne.
Il nous semble que telle est l'indication logique, car il est souvent impossible malgré les apparences cliniques, de juger avec précision l'étendue véritable de la maladie. On ne pratiquera donc la ligature bilatérale des jugulaires que la main forcée, et en connaissant tous les dangers qu'une telle intervention peut faire courir au malade.
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