L'AIGUILLAGE
Nous nous servons de tubes aiguilles, renfermant du radium ou des émanations de radium. Ce sont celles qu'emploie RecauD à l’Institut du radium à Paris, en platine irridié d’un calibre de 0 mm. 6, de longueur variant entre 2 mm. 5 et 12 mm. 5 dans lesquelles on introduit et on scelle, à la paraffine, un minuscule tube de verre contenant une charge de 10 à 30 millicuries d’émanalion. Ces tubes aiguilles sont terminés en biseau pointu à l’une de leurs extrémités pour pouvoir être enfoncés
dans les tissus. A l’autre extrémité, ils portent soit un canon qui sert de prise pour les doigts ou une pince, soil
Fic. 16. — Cancer marginal antérieur. (Les figures suivantes montrent le schéma et la radiographie de la curiethérapie par aiguillage).
un simple chas par lequel on fait passer un fil de sûreté. L'application est douloureuse et nécessite souvent l’anesthésie locale. Dans certains cas, où on a affaire à une
tumeur relativement profonde, il ne faut pas hésiter pour avoir du jour à pratiquer une incision commissurale de décharge. Il faut en effet que les aiguilles soient placées judicieusement.
Fig. 17. — Schéma de la curiethérapie par aiguillage.
Une application correcte doit obéir aux principes suivanis :
1° Les aiguilles doivent entourer la lésion à la limite du tissu sain.
2° Les aiguilles doivent être placées de manière à assurer l'homogénéité de l’irradiation.
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