SEM
3° Les aiguilles doivent être mises à égale distance les unes des autres et parallèlement entre elles.
4° IT est indispensable de donner la dose de rayons nécessaire à la destruction du néoplasme.
Nous avons réalisé cette technique :
3 fois pour des localisations du plancher ;
25 fois pour des localisations marginales antérieures : 3 fois pour des localisations méso-marginales ; 5 fois pour des localisations de la base.
On remarquera que le plus grand nombre des malades traités appartient à la localisation marginale antérieure qui réalise les meilleures conditions pour une application correcte. (fig. 16, 17 et 18).
On a fait de multiples reproches à cette technique, reproches d'ailleurs justifiés et qui nous conduisent actuellement à en limiter l'emploi au profit d’une curiethérapie de surface.
Ces reproches sont les suivants : les aiguilles traumahsent les tissus, elles tiennent difficilement en place, il faut s'assurer constamment de leur position, elles se trouvent parfois au contact de la muqueuse et déterminent des accidents de radio-dermite. On peut même observer des nécroses osseuses. Enfin, le foyer n'occupant pas toute l'aiguille, il en résulte un rayonnement secondaire nuisible.
Ce sont toutes ces raisons qui ont entrainé un certain nombre de chirurgiens et M. Prousr est parmi ces derniers, à abandonner l'emploi des aiguilles pour celui des tubes inclus qui sont placés sous anesthésie locale avec un trocard spécial. Nous n'avons pas l'expérience de cette méthode qui n'a été utilisée qu'une fois au Centre anti-cancéreux de Lyon pour une tumeur marginale antérieure (obs. 87).