INTRODUCTION
Lorsqu'au lendemain de la guerre se sont organisés en France les Centres anti-cancéreux, des thérapeutiques nouvelles ont été instituées, groupant sous la direction
des chirurgiens, les efforts des radio-thérapeutes et des
anatomo-pathologistes.
Il est aujourd’hui possible, au bout de 10 ans, de se rendre compte du chemin parcouru. De tous côtés, de nombreuses publications cherchent à préciser le nombre et la qualité des guérisons obtenues dans la thérapeutique des différents néoplasmes.
Sous l'inspiration de notre Maître, M. le Professeur BÉRARD, et après avoir suivi pendant un an de nombreux malades atteints d’épithéliomas de la langue, il nous à paru intéressant de publier la statistique du centre anticancéreux de Lyon sur cette variété du cancer.
Nous avons cherché à préciser les différentes méthodes thérapeutiques, où les radiations entrent pour une grande part. A l'heure actuelle, nous le verrons. la question de la suprématie thérapeutique ne se pose plus. On ne doit plus opposer traitement chirurgical et traitement par les radiations. Tout est fonction d'espèces et c’est à l'asso-
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ciation des deux méthodes qu'il faut avoir recours dans la grande majorité des cas.
Nos résultats sont franchement médiocres et nos conclusions pessimistes : nous n’hésitons pas à le dire et ceci tient à plusieurs causes. ,
En premier lieu, il faut reconnaitre que tous ceux qui se sont occupés de lutte anti-cancéreuse ont connu les mémes déceptions, et qu'à part quelques exceptions, les espoirs ont été au-delà des réalisations.
En deuxième lieu, nous avons malheureusement à trailer des malades particulièrement avancés: Les cas heureux nous échappent. De même que pour les cancers de l’utérus, pratiquement, ce sont des cas inopérables qui sont envoyés dans les centres anti-cancéreux, soit que les malades n'aient pas consulté auparavant, soit que des thérapeutiques maladroites ou ineffaces aient été inslituées. |
En troisième lieu, et la lecture des observations de ce mémoire le montrera, nous apportons les conclusions d’une période de tâtonnements au cours de laquelle ont été essayées toutes les techniques nouvelles de la cure par les radiations, et les techniques anciennes de la cure chirurgicale. Il est fatal que, dans une période où l’on n’était pas arrivé à une formule précise de délimitation exacte ou d'association des deux procédés, les résultats thérapeutiques soient moins bons qu'ils ne le seraient à l’heure actuelle. La médiocrité même des résultats obtenus a été une des raisons qui nous à poussé à publier cette staüstique du cancer de la langue. Il importe en effet de temps à autre, avec une absolue sincérité, de montrer l'état actuel de la question. Sans doute, malgré tout,
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quelques progres ont été réalisés, mais nous devons surtout en tirer celle conclusion, que les méthodes dont nous disposons restent insuffisantes pour cette localisation du
cancer.
Nous tenons à remercier tout particulièrement, notre ami, le Docteur Jean Creyssel, ancien chef de clinique chirurgicale à la Faculté de médecine, pour l’aide très utile qu’il nous a apportée dans l'élaboration de ce travail. 1
C'est systématiquement que nous n'avons fait aucun chapitre de bibliographie. Nous avons cité au cours de notre mémoire des. publications récentes ayant trait à la question. Pour le reste on trouvera toutes les indications utiles dans la thèse de Capette (Paris 1907) et dans les thèses plus récentes de Dubois-Roquebert (Paris 1924) et de Ménegaux (Paris 1928).
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