CONCLUSIONS SUR LE TRAITEMENT DES RÉCIDIVES
Le traitement des récidives après l'exérèse chirurgicale de la lésion primaire n'apporte dans la majorité des cas aucun résultat satisfaisant.
La chirurgie, sauf dans certaines formes très localisées, semble insuffisante à enrayer la progression des lésions.
Il en est de même de la thérapeutique par les radiations.
Les traitements mixtes semblent théoriquement les meilleurs pour assurer une stérilisation complète des foyers de récidive. Les résultats que nous apportons ne semblent guère favorables. IIS ne nous permettent pas d'en prescrire l'emploi.
Il ne faudrait cependant point désespérer el n'accepter le traitement des récidives que comme un soulagement moral à apporter aux malades. Les quelques cas de guérison connus sont suffisants pour que le chirurgien persévère el poursuive son action.
LA GUÉRISON
Quel est donc le pourcentage de guérison Jocale après l'ablalion chirurgicale des lésions primaires ?
Sur 55 malades traités, nous en trouvons 20 guéris ; mais nous ne tiendrons pas compte de 4 d'entre eux.
N° 22 : pas de biopsie ;
N° 96 : élal papillomateux :
N° 90 : état papillomateux. ;
N° 100 : bacillose probable.
Il nous reste 16 malades, le pourcentage global des guérisons obtenues est donc de 29,09 %.
Si nous considérons ces résultats d’après la forme analomique de la lésion, nous avons :
Forme pelvi-linguale : 7 cas :
Forme marginale antérieure : 8 cas :
Forme méso-marginale : 1 cas.
On sera frappé immédiatement du nombre relativement considérable de guérisons obtenues dans les cancers du plancher. Il faut remarquer que dans 4 cas sur 7 (obs. 13, 18, 19. 20), on a pratiqué une opération type
Moresrin. Nous savons que ces interventions donnent souvent d'excellents résultats.
Autant que la forme, le facteur degré d’envahissement a une importance considérable. Ce sont les cancers au début qui guérissent après exérèse, ceux qui surviennent sur une plaque de leucoplasie dégénérée, ceux qui sont peu envahissants où peu térébrants et sans exten- Sion au plancher buccal. Nous en avons trouvé 6 sur 16 (obs. 16, 30, 93, 96, 97, 98).
On nous objectera que nous n'avons pas encore parlé du temps écoulé depuis la guérison apparente.
Si nous mettons à part les n°° 39, 43, 84. qui, guéris de la lésion causale, sont décédés de récidive ganglionnaire, nos malades sont guéris.
Début Er AUDE MICATSUS ISLE Depuis 2 ans: .... 21O0bs 9220);
Dephre nec 1 (Obs. 93) ;
Depuis 4ans 7. .…. 1 (Obs. 140) ;
Depuis branset. 0. 5 (Obs. 30, 98, 101, 97, 99).
Les 4 premiers sont de date trop récente pour qu'on puisse affirmer leur guérison comme définitive. Mais les autres sont actuellement indemnes de toute récidive.
Il ne faut donc pas désespérer. L'exérèse chirurgicale permet dans un nombre de cas intéressants d'obtenir un résultat complet, et d'autant plus complet que la lésion est de date plus récente. À cette condition seulement, on réalise une opération minime, peu mutilante et laissant au malade une gêne fonctionnelle infime.
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