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Fig. 47. — Schéma de l'expérience n" 4.
§ III. — Description des expériences.
Le diploscope, nous l'avons dit, est basé sur le principe de la diplopie physiologique.
Dans le ^ chapitre consacré à celle-ci, nous avons expliqué ce que l'on devait entendre par diplopie homo-
Mj Lorsque Ion vent savoir à que! œil correspond telle ou telle lettre, Il vaut mieux placer devant l'un des deux yeu.v les doigts rapprochésen éct;an,que d'obtenir l'occlusion des paupières en comprimant le globe oculaire.
LE TRAITEMENT ADJUVANT DU STRABISME
nyme et diplopie croisée et comment il était possible de la mettre en évidence ; nous y renvoyons le lecteur.
Nous avons vu que, dans la diplopie homonyme, chacune des deux images est vue du côté correspondant à l'œil auquel elle appartient ; l'image vue par l'œil
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Fig. 48. — Diplopie physiologique homonyme.
droit étant située à droite, et l'image vue par l'œil gauche à gauche (fig. 48). La diplopie, au contran-e, est croisée, lorsque l'image vue par l'œil droit est située à gauche de celle vue par l'œil gauche, ou mversement lorsque l'image vue par l'œil gauche est située adroite de celle vue par l'œil droit (fig. /i9). La simple
EXEUCICES ORïflOPTlQUES
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inspection de ces figures nous a permis de comprendre t omment la diplopie koivonyme pouvait exister dans le .<lfabismc convergent (fig. 51), et la diplopie croisée, au contraire, dans le strabisme divergent (fig. 52). C'est là un principe qu'il est nécessaire d'avoir toujours pré-
Fig. 49. — Diplopie piiysiologique croisée.
sent à la mémoire pour bien comprendre le mécanisme et interpréter les résultats des expériences du diploscope. Ce principe avait été résumé par Desmarres sous cette forme : « Lorsque les axes des yeux se croisent (strabisme convergent), les images se décroisent ^diplopie homonyme) et lorsque les axes [se décroisent
LIi TRAITEMENT ADJUVANT DU STRABISME
(strabisme divergent), les images se croisent (diplopie croisée). »
L'explication de cette loi donne l'interprétation de toutes les expériences du diploscope. Précisons tout d'abord la signification des termes : croisement et décroisement des images.
Lorsque le sujet, examinant dans le diploscope, ne fixe qu'une seule lettre, la lettre 0 par exemple, s'il y a de la diplopie, c'est-à-dire si le sujet voit deux 0, celle-ci est homonyme, lorsque la lettre 0 vue par l'œil droit est située à droite de celle vue par l'œil gauche ; elle est croisée, lorsque la lettre 0 vue par l'œil droit est située à gauche de celle vue par l'œil gauche. Dans le premier cas, les images se décroisent, dans le second, elle se croisent. Il n'y a là aucune difficulté .
Le sujet voit-il en même temps deux lettres G D situées à une certaine distance l'une de l'autre, la lettre G appartenant à l'œil gauche et la lettre D à l'œil droit, nous disons que les images se décroisent, lorsqu'elles s'écartent davantage et se croisent, lorsqu'elles se rapprochent, se superposent ou même se dépassent.
Etudions maintenant en détail les différentes expériences que nous avons énumérées et voyons les renseignements cliniques qu'on en peut retirer.
1° Expérience n° 1 ou expérience à une lettre.
Pour réaliser cette expérience, nous utiliserons les 2 trous les plus rapprochés distants de 30 m/m etpla-
EXEIICICES ORTUOPTIQUES
cés horizoutalement. Dans la rainure qui porte les cartons, nous fixerons bien au centre une lettre, la lettre 0 par exemple. La barrette (b) sera placée position verticale. Ainsi qu'on peut s'en rendre compte en jetant un coup d'œil sur la figure 43, la barrette a pour but
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Fig. bO. — Schéma de l'expérience à une leltre. Vision binoculaire normale.
de supprimer les deux lettres extrêmes et de permettre ainsi aux deux yeux de ne fixer que la seule lettre 0.
Cette expérience, comme nous le dirons plus loin, est une modification de l'expérience n° 3 ; nous avons cependant préféré la décrire la première, car nous avons pensé qu'étant d'une interprétation plus simple, elle faciliterait la compréhension des autres.
LE 1I\A1TI;MEN'T adjuvant du STIiABISMK
L'expérinieutateui', qu'on doit supposer doué, bien entendu, de la vision binoculaire, s'étant donc placé en face de l'appareil, le menton appuyé contre la mentonnière, prétend ne voir qu'une seule lettre à travers un seul trou. Le sujet en effet qui fixe la lettre 0 (fig. 50) dirige ses deux lignes visuelles vers elle ; celleci, par conséquent, vient former son image sur la macula (m) dans chacun des deux yeux. Or, nous avons vu que deux images qui se formaient sur les maculas, points identiques par excellence des rétines, étaient fusionnées en une seule\
Le sujet donc qui, avec chacun des yeux séparément, voit une lettre, avec les deux ensemble n'en perçoit également qu'une. Et il en est exactement de même pour les deux trous à travers lesquels le sujet regarde. Ceux-ci forment également leur image sur chacune des maculas, et par conséquent sont fusionnés. Le sujet a donc Timpression de regarder la lettre 0 à travers un trou unique situé, bien entendu, sur la ligne médiane en A. Mais, pour réaliser cette condition, il faut que le sujet fixe la lettre 0. S'il accommode pour un point situé en avant ou en arrière d'elle il voit immédiatement deux trous et deux 0. Les explications dans lesquelles nous sommes entrés à propos de la diplopie physiologique nous dispensent de revenir sur ce point et la simple inspection des figures 48 et 49 en donne la raison.
C'est donc une expérience à vision directe, puisque dans chacun des yeux la lettre 0' est vue par la macula.
Supposons maintenant un sujet atteint de strabisme convergent et fixant avec son œil droit (fig. 51). Avec
i:\EI\CICKS ORTIIOPTIQL'ES
chacun des yeux séparément, il voit un 0 ; mais, à l'inverse de ce qui se passe dans Texpériencc précédente, avec les deux ensemble il voit deux 0. L'examen de la figure ol en donne la raison. Dans l'œil droit, la
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Fig. ol. — Mode de vision du strabicjue convergent dans l'expérience à une lettre (Diplopie homonyme).
lettre 0 vient faire son image sur la macula, en (m), et est projetée dans sa direction réelle en 0 ; par contre, dans l'œil gauche, elle forme son image à droite de la macula et est projetée, par conséquent, à gauche en 0". La diplopie est ainsi mise en évidence et il est bien certain que plus la déviation sera marquée en dedans, plus 0' sera projeté en dehors.
Il en serait exactement de môme, si, au lieu de-