‹ Traitement adjuvant du strabisme [electronic resource]Chapitre 35 sur 52 · EMPLOI DU STÉUKOSCOPE DANS LE TRAITEMENT DU STRABISME · texte numérisé non relu

EMPLOI DU STÉUKOSCOPE DANS LE TRAITEMENT DU STRABISME

cercles en un seul ; mais la fusion est en quelque sorte élective ; tandis que les images absolument semblables se superposent, les autres sont diiïéremment perçues et chacun des deux yeux choisit la plus vivement éclairée (1).

Cette différence manifeste dans la perception de deux tests dissemblables, lettres d'un côté, anneaux de l'autre, montre bien l'influence exercée sur le cerveau par les lettres de l'alphabet. Celles-ci ont acquis par la force de l'habitude une physionomie spéciale, une individualité en quelque sorte, qui fait qu'il existe entre elles une sorte d'antagonisme qui s'oppose à leur combinaison ou à leur fusion ; et c'est là un élément dont il faut tenir compte pour expliquer les différences observées suivant qu'on se sert de caractères de l'alphabet ou d'autres figures géométriques.

D'ailleurs l'influence exercée par les différences d'intensité lumineuse se fait sentir même avec les lettres. Sans doute dans l'expérience à deux lettres horizontales du diploscope, lorsque les deux lettres centrales 0 et G se superposent, l'une d'elles est neutralisée, presque toujours la gauche, si les deux yeux sont sensiblem3nt pareils. Le G est seul perçu. Pour expliquer cette localisation constante de la neutralisation du côté gauche, on dira que c'est lui qui neutralise le plus ordinairement dans la nature lorsque deux objets ne peuvent être fusionnés, le droit faisant fonction d'œil directeur, comme dans l'expé-

(l; F. Terrie.v. — Remarques sur le fuBionncmenl on général el moyen simple de d-jlcrininalion des slrabismes lalorils. Arcliioes d'Ophtalmologie, p. 72.

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