I.K TIIAITEMEN'T AD.lUVAM' DU STItAIilSMIC
ges. On la rencontre chez cerLains sLrabiques alternants doués d'une bonne a,cuité visuelle. Le sujet n'arrive pas à fusionner les deux images et pour supprimer alors la gêne causée par des images doubles très voisines qu'il ne réussit pas à superposer, il louche encore davantage.
Javal, pour combattre cette répulsion des images, fait fixer au sujet le carton suivant, comprenant d'un côté un seul point noir surmonté d'une flèche et de l'autre une série de points jux:taposés sur une même ligne transversale (fig. 133).
Fig. 133. — Carton de Javal pour comballre la répulsion des images.
Souvent la répulsion des images disparaît d'ellemême ; quelquefois cependant elle persiste avec une ténacité désespérante. Les exercices avec ce carton de Javal pourront la faire disparaître. Tout d'abord, en effet, le sujet cherche sans y réussir à fusionner le point recouvert d'une flèche avec un des points de la série transversale.
Il le voit double, puis arrive un moment où la fusion s'établit tout à coup et où la flèche est vue fixe au-dessus d'un des points de la série transversale.
Les modèles de cartons stéréoscqpiqucs de Javal
EMPLOI DU STKUÉOSCOPE DANS LIi TISAI PEMEKT DH STRABISMK 209
comportent trois séries. La première est formée de disques simples distants, les premiers de 2 cent. 1 /2, les suivants s'éloignant l'un de l'autre de 1 /2 centimètre par carton jusqu'à 6 centimètres.
Les cartons de la deuxième série sont formés de deux lettres toutes distantes de deux centimètres, mais dont la grandeur diminue progressivement.
Enfin, la troisième série de cartons permet la lecture binoculaire dans le stéréoscope. Ils sont formés d'un mélange de lettres et de caractères typographiques de plus en plus fins, les derniers étant constitués par de simples lignes d'impression. La longueur de celles-ci rend leur superposition exacte plus difficile, soit par suite d'une rotation des yeux, soit parce que le sujet n'est plus en présence d'une leîttre isolée qui apparaît double quand les yeux ne sont pas dans la position correcte.
La surveillance des exercices est facilitée par ce fait que jamais aucune des lettres de ces caractères ne porte de signe particulier pour un œil sans en présenter aussi un pour l'autre œil.
Ces derniers exercices ont l'inconvénient d'être très difficiles à exécuter correctement et en même temps assez fatigants. Remarquons d'ailleurs que, même chez le sujet normal, un assez grand nombre de signes particuliers annexés aux lettres sont neutralisés, conséquence de la neutralisation partielle et bilatérale qui existe toujours dans la vision stérépscopique, même chez le sujet normal (1).
(l) F. Teiuukn. — Moyf'n sim|)lc (le (li'lci minnlion desslrabismes laionlH. Archives d'Ophlulm., l'Jll, p. 72