EMPLOI DU STÉHÉOSCOPK DANS I.E TRAITEMENT DU STRADISME
Deux difTicultés peuvent quelquefois se présenter au début du traitement.
Une première, légère et assez rapidement vaincue, est la différence de hauteur entre les deux images.
Le sujet voit les deux disques au-dessus l'un de l'autre, mais ne les fusionne pas dans le sens vertical.
Ce strabisme vertical pur est rare ; quand il existe, il est le plus souvent la conséquence d'une paralysie.
Par contre, il s'associe fréquemment soit au strabisme convergent, soit au strabisme divergent. La plupart du temps on ne s'en préoccupe pas ; il guérit en même temps que le strabisme qu'il accompagne.
Divers moyens permettent assez rapidement d'obtenir la fusion. Lors de dénivellation légère, il pourra suffire d'incliner latéralement la tête et aussi le stéréoscope ; le bord supérieur de la lentille prismatique déplace verticalement une des images ; ou bien même on y adjoindra un prisme à sommet dirigé en haut ou en bas selon la variété du strabisme.
Enfin, l'expérience à deux lettres verticales du diploscope permet,en pareil cas, mieux encore que le stéréoscope,de lutter contre la dénivellation. Elle est en effet compatible avec un certain degré de sursum et de déorsumvergence.
On pourra donc l'utiliser ici comme le diploscope, toutes les fois que le malade ne voit pas les lettres des expériences 3 et 4 sur une ligne parfaitement horizontale. On aura soin seulement de disposer l'écran percé de telle façon qu'à l'œil le plus abaissé corresponde le trou le plus élevé, et inversement.
Une difficulté plus sérieuse est la répulsion des ima-