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juxta-hilaires, sur les radiographies, les abcès hilaires véritables sont assez rares. Ces abcès de par leur situation créent évidemment des difficultés considérables. Leur profondeur les rend d’un abord difficile, mais surtout ils sont au voisinage des gros vaisseaux du pédicule et trop souvent une hémorragie foudroyante est la rançon de cette proximité.
Les abcès du sommet pourront eux aussi être d’un abord laborieux : qu'ils soient latéraux, car la partie haute de l’aisselle, qu'il faut traverser pour les atteindre, est souvent pourvue d’un pannicule adipeux assez important, et la saillie des muscles qui la limitent augmente considérablement la profondeur de la plaie ; ou postérieurs, car parfois, l’omoplate masquant complètement la projection pariétale de l’abcès, on est alors obligé de réséquer une portion de cet os.
Il faut cependant redire en terminant ce paragraphe qu’on a beaucoup trop tendance à localiser rapidement un abcès d’après un simple cliché antéro-postérieur. Il faut, comme nous le verrons au chapitre de la localisation, s’entourer de multiples précautions avant d'affirmer le siège anatomique exact d’un abcès, les erreurs dans la localisation étant à la base des catastrophes opératoires.