LA PONCTION EXPLORATRICE
Ce procédé est en général assez vivement combattu à cause des risques qu'il entraîne avec lui : risque d'hémorragie, mais surtout risque d’ensemencement d’une plèvre libre. Récemment Pruvosr et QUENU ont proposé l'introduction directe du lipiodol dans la cavité de l’abcès par voie transpariétale. On leur a opposé les inconvénients de la ponction et fait remarquer que, si la ponction était facile et exempte de dangers, c'est qu'il s'agissait d’une cavité importante et bien repérée; la ponction était donc inutile puisqu'elle n’apportait pas de renseignements complémentaires. A l'inverse, dans les cas où elle serait intéressante, elle était très difficile et dangereuse.
Par contre, tous les auteurs insistent sur les difficultés du diagnostic différentiel entre l’abcès pulmonaire et certaines pleurésies enkystées. Nous pensons que la ponction suivie d'injection de lipiodol peut, comme l’ont montré LANGERON et D’Hour, être d'un secours utile. Le lipiodol, en s’accumulant dans le cul-de-sac pleural inférieur, a pu, dans une de nos observations, réformer le diagnostic d’abcès qui avait été primitivement porté (voir p. 99, fig. 29).