‹ Traitement chirurgical des abcès du poumonChapitre 5 sur 73 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

C’est sur les conseils de notre maître le Professeur SANTY que nous avons entrepris l’étude du traitement chirurgical des abcès pulmonaires. Nous n'avons pas désiré faire une revue générale de la question ni même une mise au point de son état actuel. L'analyse des observations réunies par M. SANTy au cours d’une dizaine d’années fut à l’origine de ce travail.

Elle nous a persuadé d’abord par la diversité des malades de la multiplicité des aspects cliniques de cette affection et nous a donné l’idée d’essayer de classer ces différentes formes. Nous avons pu le faire grâce aux observations qui nous ont été obligeamment communiquées par les chefs de service des Hôpitaux de Lyon ou par leurs assistants et dont chacune illustre une des formes individualisées.

En nous montrant la médiocre qualité des résultats, elle nous a incité ensuite à rechercher les causes d’échec et les moyens d’y pallier. C’est alors que, parmi les différentes modalités de traitement proposées ces der-

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nières années, nous avons été frappé par les articles où NEUHOFF expose sa méthode de drainage en un temps. Nous nous sommes efforcé de mettre en œuvre cette thérapeutique, non encore appliquée en Europe à notre connaissance, avec les moyens dont nous disposions. Nous publions done avec le manuel opératoire de la technique suivie les premiers résultats obtenus.

Nous n'avons pu mener à bien cette tâche que grâce aux directives quotidiennes du Professeur SANTY qui n’a pas hésité à employer malgré ses apparences révolutionnaires la technique de l’auteur américain. Ce travail est pour la majeure partie son œuvre, nous ne saurons assez lui dire notre reconnaissance et nous nous estimerons content si en le rédigeant nous n'avons pas trahi sa pensée.

Nos remerciements doivent aller au Dr F, PALIARD, médecin des hôpitaux. Nous l’avons bien souvent importuné en venant lui demander son avis sur nos malades. Il à collaboré à cette thèse en voulant bien mettre à notre service ses grandes qualités de clinicien et sa parfaite compréhension du point de vue du chirurgien en face d’une question à la frontière de la médecine et de la chirurgie.

— Au Dr CoNTAMIN, chef du Service central de Radiologie à l'Hôpital Edouard-Herriot. Sans son obligeance, nous n’aurions pu obtenir les magnifiques coupes tomographiques qui nous ont permis d'appliquer la méthode de NEUHOFF.

— À notre ami le Dr Marcel BÉRARD qui, ayant vu les malades de NEUHOFF, nous a indiqué le premier la valeur de la méthode et à suivi nos efforts.

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