‹ Traitement chirurgical des abcès du poumonChapitre 67 sur 73 · ISI · texte numérisé non relu

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certains cas, nécessiter une thérapeutique urgente. C’est pour ce motif qu’il nous paraît illusoire de déterminer d’une façon systématique le moment de l’opération. En présence d’un ulcère gastrique, on essaie aussi le traitement médical pendant un certain temps. Néanmoins, si une complication grave (hémorragie, perforation) survient au cours de ce traitement, personne ne discute l'opportunité d’une intervention d'urgence. Il en est de même pour l’abcès pulmonaire et il faut savoir dans certains cas recourir à la chirurgie plus tôt qu’on y avait primitivement songé.

Cliniquement, le pronostic est extrêmement difficile à faire. Cependant nous avons retiré de l'étude clinique Je fait suivant : les abcès à évolution spontanée favorable guérissent complètement dans la grande majorité des cas, en deux mois d'évolution. On peut légitimement penser que ces malades présentaient au bout de 3 à 4 semaines des signes manifestes de grande amélioration qui permettaient de prévoir la guérison presque à coup sûr. Nous pensons donc qu’un abcès n'ayant fourni aucun symptôme favorable en 6 semaines d'évolution doit être opéré. Si la symptomatologie est peu accusée, on sera en droit de patienter encore quelque peu pour donner au malade la chance d’une de ces rares guérisons spontanées tardives sur lesquelles il ne faut d’ailleurs pas trop compter. En fait, lorsqu'on discute l’intervention chirurgicale de l’abcès aigu, s’il est bon de penser aux Cas d’abcès ayant guéri spontanément, il est plus sage de méditer sur les cas de pyosclérose qu’on a pu voir évoluer. En principe donc, il faudra confier à la chirurgie tous les abcès qui au bout de six semaines

d'évolution ne manifestent aucune tendance à la guérison spontanée.

L'indication opératoire doit savoir être plus précoce dans quelques cas particuliers. Il faudrait pouvoir opérer les formes graves qui, laissées à leur propre évolution, meurent avant le troisième mois. Le difficile est de déterminer ces formes. C’est affaire de sens clinique ; en présence d’un abcès pulmonaire avec signes toxiques, état général grave, on peut être amené à proposer une opération, vers la troisième semaine. On conçoit toute la difficulté d’une telle indication.

Dans les abcès avec complication pleurale l’indication est plus facile à poser. Dès que le diagnostic de pyopneumo localisé ou généralisé sera fait, il faut intervenir. Cette conduite ne prête pas à discussion et l’opération en pareil cas ne souffre aucune hésitation.

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