OO
lit d'opération. Nous savions que le diagnostic d’idiotie myxædémateuse avait été porté, qu'on avait soumis anté
rieurement cette jeune enfant à des injections de suc thyroïdien ; nous ne comprenions plus devant une inter- : vention sanglante autre que celle d’une greffe de glande thyroïde. Qu’allait faire M. le professeur Poncet? Une incision médiane était tracée dans la région cervicale, sur une étendue de 5 à 6 centimètres ; Le corps thyroïde était mis à nu; de petites lamelles d'ivoire aseptiques y furent enfoncées. Exciter l'organe atrophié et physiologiquement absent; en provoquer ainsi le développement et réveiller sa fonction : telle était l’idée directrice de notre maître.
L'originalité de cette intervention nous séduisit; elle nous engagea à suivre la petite malade et à demander à M. le professeur Poncet ce nouveau traitement comme sujet de notre thèse inaugurale.
Mais ce traitement supposerait connu, pour être absolument légitime et rationnel, le rôle de la glande thyroïde. Et cette glande, il faut bien en convenir, est un organe au fonctionnement encore mystérieux.
La prétention de faire définitivement le jour sur cet intéressant sujet est certes bien éloignée de nous. Notre travail n’a qu’un but : exposer, en partant de faits cliniques nettement établis, un traitement chirurgical nou veau, examiner ses conséquences thérapeutiques. Il w’aura peut-être qu'un mérite : celui de son actualité. Quant aux
difficiles questions qu’il soulèvera, nous réclamons
St d'avance toute l’indulgence de nos juges, les assurant de notre meilleure volonté et de notre plus grand désir de bien faire.
Nous ne saurions nous mettre à l’œuvre, sans remercier nos premiers maîtres de la Faculté de Montpellier, MM. les professeurs Granel, Imbert, Vire et Planchon. Nous w’oublierons jamais les agréables entretiens que nous accor dait si souvent M. le professeur Granel.
Nos maitres de la Faculté de Lyon ont droit à notre plus vive reconnaissance : nous sommes heureux de la manifester publiquement.
-M. le professeur Poncet nous a donné le sujet de notre thèse et daigne en accepter la présidence. Nous sentons tout l’honneur qu’il nous fait. C’est à sa clinique que nous avons passé la plus grande partie de notre stage hospitalier : nous y avons toujours trouvé, pour nos études, un haut enseignement scientifique, et, pour le travail que nous entreprenons aujourd’hui, les conseils les plus éclairés. Nous conserverons pour notre maître une profonde admiration et un respectueux attachement.
MM. les professeurs agrégés Jaboulay et Weil, M. le D’ Curtillet, chef de la clinique chirurgicale, ont droit aussi à nos remerciments. Nous avons toujours trouvé auprès d’eux un accueil bienveillant.
Merci à M. le D' Dor qui, avec une grande amabilité,
a mis à notre disposition le laboratoire de la clinique.
Merci à notre meilleur ami, le D'E. de Lauweyreins, médecin stagiaire au Val-de-Grâce, qui, par sa connais-sance de la langue anglaise, a facilité notre tâche.
Sur le point de quitter l’Ecole du Service de santé militaire, nous ne saurions enfin oublier nos camarades de promotion. Nous avons trouvé parmi eux de bien vives et solides amitiés : si fortement établies, puissent-elles durer
longtemps encore,
ee