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sation des lésions pleurales. On pourrait être tenté de croire que l'infection se propage autour du lobe malade, qu’elle le fixe à la paroi ou aux organes voisins, tandis que les lobes sains restent libres. Il n’en est rien, et le développement des adhérences pleurales échappe à toute règle topographique : nous renvoyons au compte rendu opératoire de Pobservation n° 5, p. 178. Ce cas réalisait une disposition apparemment paradoxale, puisque le lobe malade flottait Hbrement dans la cavité thoracique, alors que les parties saines du poumon étaient unies à la paroi. Signalons, d’ailleurs, que cette situation est favorable à la lobectomie, car les lobes sains cloisonnent la zone opératoire et bloquent, au départ, le processus infectieux qui ne peut ainsi gagner la totalité de la cavité pleurale.
2° LE Poumox. Lorsque l’état de la plèvre a permis de pénétrer en thorax libre, ou lorsque la dissection est termince, le poumon apparait, masse flottante, mobile et lobulée.
Le lobe malade présente un aspect différent suivant les lésions qu’il contient. Les bronchiectasies cylindriques n’empêchent pas le poumon de rester volumineux, de couleur presque normale, aéré et crépitant sous la main qui le palpe. Les dilatations ampullaires ou moniliformes, au contraire, s’entourent d’un bloc de sclérose et d’atélectasie qui transforme le lobe en une masse de volume réduit, cachée sous les lobes sains, dont la couleur violet foncé tranche violemment sur le rose pâle des régions saines. Au palper, on peut apprécier sa dureté, l'absence d’aération et de ce crépitement fin qui caractérisent le poumon
normal.
LE OU LES LOBES SAINS occupent la plus grande partie de la cavité thoracique. Ils sont volumineux, hypertrophiés. dilatés, mais non emphysémateux, comme on a trop souvent tendance à le croire. L’emphysème constitue un état anatomique pathologique ; il n’existe pas dans ces