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IV. — Evolution anatomique

Trois perspectives évolutives s’offrent à une lésion anatomiquement constituée :

— La guérison par cicatrisation.

— La stabilisation.

— L’aggravation qui conduit aux complications.

L'intervention d'agents thérapeutiques peut modifier lPorientation des processus évolutifs : nous n’en tiendrons pas compte ici.

Les bronchiectasies peuvent-elles guérir spontanément ?

I est permis de répondre à cette question par la négalive. Les lésions anatomiques sont incapables de se “icatriser. Les constatations nécropsiques le prouvent : le bouleversement cellulaire atteint trop profondément la paroi brenchique pour qu’on puisse envisager un retour spontané à la structure normale. D’autre part, les modifications si particulières de la muqueuse s’opposent à l’acco-

lement des parois et au comblement des cavités, qui pourraient constituer un processus de guérison.

Seules les lésions superficielles dues à l'infection endobronchique parviennent à disparaître, sous des influences diverses. Nous ne discutons pas ici la part exacte que prend l'infection dans la dislocation de l’armature bronchique. Nous n'avons en vue que les lésions de « bronchite végétante » qui régressent lorsque cesse l’action microbienne. C’est la raison pour laquelle les BRONCHIECTASIES CYLIN- DRIQUES doivent être mises à part. L'élément inflammatoire brenchique prédomine. La dilatation de la bronche représente un processus de distension, beaucoup plus qu’une véritable effraction, avec effondrement des éléments consüututifs de la paroïi. La notion de la curabilité spontanée des bronchiectasies cylindriques apparaît dès le premier chapitre de cette étude : nous aurons à y revenir fréquemment.

LA STABILISATION : seuls les agents thérapeutiques sont susceptibles d'arrêter l’évolution des lésions. La stabilisation spontanée des processus anatomiques est en effet exceptionnelle.

Aggravation et complications.

L'évolution normale des bronchiectasies les conduit à une aggravation progressive. Elle est dominée par linfection endobronchique, par son importance et par sa virulence. Elle permet de distinguer deux phases, dont la netteté n’éclate pas toujours mais qu’on peut retrouver en les recherchant soigneusement.

Premier stade : BRONCHIECTASIES PEU OU PAS INFECTÉES: le coptenu des cavités est peu septique, l'effondrement des parois ne permet pas l’envahissement du parenchyme pulmonaire voisin. La maladie est pour ainsi dire, à l’état pur:

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