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les manifestations auxquelles elle donne naissance (expectoration ou hémoptysies) font partie de la symptomatologie banale et on ne peut pas les considérer comme des complications.
Deuxième stade. BRONCHIECTASIES SURINFECTÉES OU IN- FECTANTES : nous émpruntons cette domination à Toussaint et Derscheid (1933). L’infection a définitivement disloqué la paroi bronchique. Elle menace le poumon, la plèvre, l’organisme tout entier.
Complications pulmonaires : malgré sa virulence, linfection marche relativement lentement. Le parenchyme sait organiser des lésions de défense qui s’opposent à la diffusion des germes. Lorsque ceux-ci triomphent des cbstacles dressés devant eux, la voie s’ouvre aux suppurations pulmonaires de tous ordres :
Bronchopneumonie à foyers multiples : très rare.
Pyosclérose diffuse: très fréquente. Le poumon se transforme progressivement en une éponge de pus où confluent des cavités bronchiectasiques effondrées et des poches pu-: rulentes creusées en plein parenchyme. Des organisations fibreuses,. souvent denses et serrées cloisonnent le lobe et séparent les foyers purulents. Mais parfois, le parenchyme se défend mal et ne résiste pas à la diffusion de l'infection qui envahit et détruit tout le lobe. Cette éventualité apparüent aux suppurations gangréneuses, redoutables, heureusement assez rares.
Dans d’autres cas, au contraire, le tissu conjonctif du poumon réagit efficacement : il cloisonne la suppuraüuon pulmonaire, et ces différents processus aboutissent à la constitution d’un abcès du poumon. On a beaucoup ecrit sur les relations de ces abcès avec les bronchiectasies. Nous n'avons pas l'intention de ranimer ici la discussion; signalons seulement que nous n’envisageons pas les abcès bronchiectasiants de Sergent où la suppuration pulmonaire apparait comme la cause de la dilatation bronchique. Aschner et Lilienthal (1922) ont décrit les abcès bronchiecta-