Analyse bactériologique de l'expectoration
La recherche du Bacille de Koch mérite les soins les plus assidus. Toutes les ressources de la technique bacteriologique doivent être mises en œuvre, et lon répétera les prélèvements aux différentes périodes de lévolution.
La participation de la {uberculose à l’élaboration de l'édifice bronchiectasique, apparaît souvent, soit à travers l'aspect clinique de l’évolution, soit à l’examen des films radiologiques, soit à l'analyse bactériologique. La cutiréaction peut aider, chez l’enfant au dépistage de la bacillose. De ce faisceau de présomptions, le test le plus sûr demeure la présence de B. K. dans lexpectoration. L’association de la tuberculose pulmonaire et de la dilatation des bronches oriente la thérapeutique dans un sens iout différent. C’est ainsi que l’on doit rejeter toute tentative d’éxérèse chirurgicale des lésions, et que l’on doit accorder la première place au traitement de la bacillose.
LATAR;ET 5
Nous nous permettons donc d’insister tout particulhèrement sur ce point ; nous aurons l’occasion d’y revenir au chapitre des indications. :
La flore microbienne des Dilatations Bronchiques varie considérablement d’un cas à l’autre. Il n’existe pas d'agent pathogène spécifique, présent à tous les examens. Ceux-ci découvrent, en général, des germes différents, comme en témoignent les tableaux suivants :.
FLETCHER (1935) : 41 malades.
Pnéuimoeoques on TOC nee 15 Micrococcus catarrhaliss 7 EL bBacilé de, Pere An 3 Staphylocoque ....... Gr ur 1 S'ÉPDIGEOTUE NT rime ma ÿ:
Bacillié-de Friedlanderns -: 2e 3 HeDLOMMPIX PPS NE, RUSSE “à CORDIER (1938) : 37 malades.
Gèrme unique : streptocoque .. 9
pneumocoque .. 2
pneumobacille .. 2 Germes multiples d'emblée, .... 17 (rermes uniques puis multiples … 7
On a tenté d'établir une différence entre l’expectoration proprement dite el le pus prélevé par bronchoscopie : ïl ne semble pas que les formules varient beaucoup, malgré la présence, dans les crachats, d'éléments étrangers à Parbre bronchique, hôtes ordinaires de la cavité buccale.
L'évolution de la formule batériologique au cours de la maladie est intéressante à considérer. Dans le tableau suivant, notre maître, le Professeur Cordier, a établi un parallèle entre lallure clinique de l'affection et la flore microbienne :
LRQ ES Germes ne Nes s UE Total PAÉLMACOqUeS, LM 20, Er DR ete ent Es à 4 DRAC CQU HER TA RER ne Re eee ANR MS 0 BIAPHYIOCOQUE 2.5 2... ARE Ac A ET REA 2 NHÉTOCOCCUST. D RS RE Rs de PES CT ES UN PATES 2 MAC EONDLES Dents à a de one 1 ROUE ANSE AE CA 1 Associations PACUMOTCeIDITEDIO RL ue. , LES eve DA RS SP 3 > DAS A DEV LORS MR AS din ee De sente 0 > > Anaérobies ...... RES LT AP RE SE il Strepto » RE = ANS TR AE 1 nomme complexe fau ie 1 ALT DRE o 4 9 4 17
Il semble donc que les formes bénignes correspondent à des infections unimicrobiennes, et que la gravité coïncide avec les formules bactériologiques complexes. L’apparition de germes anaérobies, au cours de l’évolution, peut être considérée comme un élément défavorable à l'avenir du malade.
Si nous considérons la formule bactériologique sous lPangle thérapeutique, elle nous fournit des armes dont lacüon peut être élective vis-à-vis des microbes prédominants. Nous développerons ce point au chapitre du traitement médical : signalons dès maintenant que les méthodes appuyées sur de tels principes n’ont jamais remporté de succès bien convaincant.