‹ Traitement Chirurgical des BronchiectasiesChapitre 47 sur 98 · SEAT · texte numérisé non relu

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L’audace des premières tentatives chirurgicales dirigées contre les dilatations .des bronches était justifiée par linefficacité des méthodes thérapeutiques jusque-là mises en œuvre. Il faut avouer que les cliniciens du siècle dernier n'avaient à leur disposition que des moyens fort limités. Les médicaments balsamiques, les cures hydro-minérales et climatiques étaient alors en honneur, car les malades étaient souvent considérés comme des bronchitiques simples ou, plus fréquemment encore, comme des tuberculeux.

Mais la gravité des opérations radicales, en faisant reculer même les moins timides, permit l’éclosion de nouvelles méthodes. L’imagination des uns et des autres, en se donnant libre cours, a réussi à encombrer l’arsenal thé- “apeutique, au point qu'il devient difficile d’en dégager les moyens sûrs et actifs. La multiplicité des tentatives est née d’ailleurs de leur inefficacité et de lirrégularité des résultats obtenus. Chacune, en effet, a obtenu ses succès, a subi ses échecs : le {type anatomique des lésions s'oppose à la cicatrisation. Aussi doit-on considérer le traitement médical comme un moyen palliatif, susceptible d'améliorer lPétat du malade, mais non pas de le guérir, en accordant à ce verbe tout ce qu’il peut contenir de définitif. Nous admettons, cependant, une exception : la DILATATION BRONCHIQUE CYLINDRIQUE POST-INFECTIEUSE, dont nous avons déjà dit qu’elle était capable de rétrocéder spontanément.

Dégage du souci de guérir les lésions, le traitement médical cherchera à donner au malade une vie supportable : son action sur les troubles fonctionnels a pu, dans certains. cas, revêtir l’aspect mystémieux et bienfaisant des miracles.

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