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A PV
Nous avons obtenu personnellement d’excellents résultats de ia cure en moyenne montagne (de 600 à 1.000 ñietres). Une altitude plus élevée augmente la dyspnée et favorise les hémoptysies. Il ést assez aisé de faire admettre les malades en sanatorium, où une erreur de diagnostic risque de les mêler à des bacillaires, ce qui n’est pas précisément recommandable. Mais les difficultés se dressent, nombreuses, lorsqu'on s'adresse aux préventoria, aux inaisons de repos, d’où les tuberculeux sont exclus; une expectoration purulente et abondante porte en elle un préjugé défavorable, non pas aux yeux du médecin, mais plutôt auprès des autres malades, des enfants et surtout de leurs parents auxquels on a certifié l'absence de bacillaires.
Les méthodes d’assèchement et de désinfection bronchi-= que sont cependant beaucoup plus efficaces à l’altitude!: tels malades que le drainage de posture pratiqué à Lyon pendant de longues semaines n’avait pas ou presque pas améliorés, en ont tiré un bénéfice immédiat dès leur arrivé au préventorium.
Nous conseillons donc systématiquement la cure d’altitude. Elle présente pourtant certains inconvénients. Son apphcation est délicate, car elle ne saurait se passer d’un contrôle médical averti et rigoureux, en particulier chez les enfants. Elle exige des ressources cliniques et radiologiques locales que tous les villages de montagne ne possèdent pas.
Enfin elle pose le problème des possibilités pécunitres du malade : les préventoria pour indigents ou assurés sociaux sont encore assez peu nombreux. Nous avons été obligé d'envoyer plusieurs de nos opérés en sanatorium, au cours de la période pré-opératoire (1).
(1) Nous tenons à remercier ici Monsieur le Docteur Angr rany, qui a bien voulu mettre à notre disposition les remarquables ressources du Sanatorium Régina, à Hauteville, et assurer à nos malades les soins attentifs et compétents ont ils avaient besoin.