PES
3° LA CURE DE soir. Singer l’a décrite en 1912, et les cliniciens autrichiens l’ont appliquée systématiquement. Elle procède par restriction liquidienne importante, puisque le malade ne doit pas absorber plus de 200 cc. d’eau par jour. Cette sévère discipline est prolongée pendant six semaines.
Associée à un régime déchloruré strict, la cure de soif aboutit à une diminution de la diurèse, à une perte appréciable de poids, mais aussi à la disparition presque totale de lexpectoration.
Mme Brisard, dans sa thèse (1934) en a vanté les avantages. Elle a rappelé les succès obtenus par Singer (11 rémissions d’un an sur 14 malades soumis à une seule cure). On ne peut cependant pas mettre ces résultats en parallèle avec les graves inconvénients de cette méthode : son application rigoureuse demande une force de volonté peu commune, car elle est atrocement pénible. Elle affaiblit l’état général de façon considérable; elle diminue la résistance du sujet et le met à la merci de la moindre poussée inflammatoire. Qui songerait à compromettre la valeur de toute une contrée sous le fallacieux prétexte d’assécher un seul marais ?
Nous ne citons donc la cure la soif que pour l’éliminer.