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MOT

La désinfection locale, au contraire, peut exercer son action à toutes les périodes de la maladie. Elle joue de deux manières :

—— Par attaque directe de l'infection endobronchique;

— Par voie indirecte : les produits, ingérés ou injectés, sont éliminés par le poumon, et ils agissent au cours de leur traversée du parenchyme et des conduits bronchiques.

L’eucalyptus, sous forme d’injections intramusculaires d'eucalyptine, la térébenthine (créosote, gaïacol), le menthol (nhalations), la feinture d'ail, appartiennent à l’arsenal thérapeutique classique.

L'ALCOOL INTRAVEINEUX. Nous l'avons utilisé systématiquement. Son emploi nécessite une intégrité parfaite du parenchyme hépatique. Préconisée par Landau, cette méthode comporte des injections intraveineuses quotidiennes d'alcool à 20 %. 20 ce. de cette solution chez ladulte, 5 à 10 ce. chez l'enfant nous ont paru des doses efficaces et sans danger.

Récemment de nombreux auteurs ont attiré lattention sur l’action énergique des sulfamides sur divers types d'infection. Le 693 F. paraît s’adresser électivement au pneumocoque. On peut l’associer aux autres thérapeutiques médicamenteuses.

LE sourre. Le < Baume Pulmonaire de Galien » demeure un adjuvant fort utile. Il agit aussi bien directement qu'indirectement sur l’appareil broncho-pulmonaire. Il est resté longtemps le seul traitement des bronchites suppurées chroniques.

Action indirecte : hyposulfite, bisulfite de soude;

Action directe : pulvérisations du rhino-pharynx et inhalations. Ces deux procédés sont utilisés en même temps dans les stations thermales spécialisées dans le traitement des dilatations bronchiques (Eaux-Bonnes, La Bourboule, Allevard, etc..). Flurin (1934) a confiance dans leur

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efficacité, curatrice dans certains cas, palliative toujours. et même préventive, à la suite des broncho-pneumounies post-infectieuses. Hallé et Ferreyrolles (1937) montrent que l'amélioration obtenue par la cure persiste tout lhiver suivant. Le premier séjour dans la station permet de juger l'efficacité du traitement et de décider des cures ultérieures.

Il nous est difficile, faute d'expérience personnelle, de juger la valeur des cures hydro-minérales. Il est certain que leur action est seulement passagère, que les guérisons « anatomiques » signalées coincident avec les formes spontanément curables de la maladie. Elles exigent, en outre, des ressources pécuniaires qu: les mettent hors de la poriée d’un grand nombre de malades.

LA BACTÉRIOTHÉRAPIE. On a fondé de grands espoirs sur les stock-vaccins, auto-vaccins et sérums dont le type varie avec la flore microbienne de lPexpectoration. Girbal utilise les ampho-vaccins. On a tenté de les injecter dans la trachée, sans résultat appréciable. Il s’agit d’une méthode dont Putilité est très contestable. Elle n’a pour elle que la bénignité de son emploi.

LE TRAITEMENT ANTISYPHILITIQUE. Ses résultats n’ont Jamais été irès convaincants. On doit pourtant l'essayer chez les malades dont les réactions sérologiques sont positives, ainsi que chez les enfants suspects d’hérédo-spécificité.

TRAITEMENTS ADJUVANTS. L'Opothérapie pulmonaire lutte contre Pinsuffisance du parenchyme pulmonaire. Girbal administre un cachet de 0 gr. 50 d’extrait pulmonaire, pendant quinze jours par mois. Boisserie-Lacroix signale les phénomènes congestifs et les hémoptysies que risquent de produire des doses plus élevées.

HN EEER

LA DÉSINFECTION DES VOIES RESPIRATOIRES SUPÉRIEURES : Nous n’hésitons pas à placer au fout premier plan ce temps du traitement médical. Nous avons suffisamment insisté sur la fréquence des infections rhino-pharyngées, amygdaliennes ou sinusiennes pour que leur traitement soit justifié. Le rôle de l’oto-rhino-laryngologiste consiste à nettoyer ces foyers d'infection latente, à supprimer ces réservoirs microbiens, qui, sans cesse, déversent jieur contenu dans les bronches dilatées et y entretiennent la suppuration. L’échec des autres thérapeutiques médicales résulterait de la négligence ou de l'ignorance de ces foyers.

Deux méthodes sont susceptibles d’agir sur les bronchiectasies par voie endo-bronchique :

— Les injections intratrachéales;

—— La bronchoscothérapie.

A LES INJECTIONS INTRATRACHÉALES.

La mode en fut lancée par Lereboullet (1912) et Yankauer (1916).

Aujourd'hui, les injections intratrachéales de produits antiseptiques ont céde la place à la bronchoscopie, plus directe, et bénéficiant du contrôle de la vue. Nous ne les citons done que pour être complet, en rappelant les injections de lipiodol (Oschner), d'huiles goménolées ou eucalyptolées, de vaccins (Girbal), ainsi que les lavages praliqués à l’aveuglette par Stitt.

B. =__ LA BRONCHOSCOTHÉRAPIE.

Le bronchoscope, qui permet de jeter un regard sur Parbre bronchique jouant ce rôle de « spéculum bronchique » (Chevalier-Jackson) que nous avons envisagé au

chapitre du diagnostic, peut aussi agir directement sur les cavités infectées.

Nous ne reviendrons pas ici sur la technique .de là bronchoscopie, sur la nécessité d’un matériel parfait, d’une équipe entraînée et d’une préparation soigneuse du malade. Les multiples améliorations apportées à cette technique par Chevalier-Jackson ont transformé la bronchoscopie en une manœuvre simple, certainement désagréable pour le patient, mais supportable et surtout sans gravité. Cette innocuité, la simplicité du geste ont contribué énormément à la diffusion de cette méthode, encore récente, mais dont nous voulons essayer de montrer ici les possibilités thérapeutiques exactes.

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