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En 1935 : crise pulmonaire subaiguë étiquetée « crise d’emphysème ». La malade ne se souvient pas avoir eu de pleurésie dans son enfance, mais des bronchites fréquentes pendant l’hiver. Un examen, à Roubaix, aurait montré l’existence d'adénopathie trachéo-bronchique.
Entrée à Regina, le 29 avril 1936, on lui fait un lipiodol un an après : il révèle l'existence de dilatations cylindriques de la base droite (voir fig. 11).
Fi. 12 __ (Obs. 1). Après dix mois de traitement médical, l'image lipiodolée est normale, les dilatations ont disparu.
En octobre 1937 : 50 crachats par jour. On institue la cure déclive, 3 séances de 2 heures chaque jour. Au début, la quantité de crachats augmente. Puis elle diminue petit à petit, tandis que l’état général s’améliore progressivement.
En effet, à l’entrée : état général excellent, mais température vespérale : 37°8. Expectoration peu abondante (30 à 40 grs par jour).
8 juin : broncho-aspiration bien tolérée, mais peu efficace.
14 juin : La malade crache jusqu’à 30 grs par séance de bascule : petits crachats ronds, adhérents au crachoir. Une séance de broncho-aspiration par semaine.
17 juin : Expectoration beaucoup plus muqueuse qu’au
début. A engraissé de 1 kg 200 en 10 jours. On se propose de pratiquer des injections lipiodolées sous contrôle bronchos-
pique.
21 juin : Celles-ci ont montré l’absence de dilatations bronchiques vraiment caractérisées (voir fig. 12). Le lobe inférieur droit, en particulier, ne présente pas d’ectasie vraiment appréciable, on renonce à intervenir et la jeune fille repart pour Hauteville.
15 mars 1939 : On apprend que la malade est rentrée dans sa famille, qu’elle y mène une vie normale. Son expectoration a presqu'entièrement disparu, et ne la gêne aucunement.
LEURS INCONVÉNIENTS restent nombreux : le plus grave est de laisser la lésion, d'abandonner un foyer toujours prêt à se réveiller. Il est impossible de mettre un malade complètement à l’abri des infections exogènes, des rhumes, des rhino-pharyngites et des sinusites qui apporteront immédiatement aux bronchiectasies silencieuses les éléments d’une nouvelle poussée évolutive.
Elles laissent également un bloc pulmonaire souvent dense, souvent assez étendu pour retentir sur le fonctionnement cardiaque.
Leurs échecs sont nombreux, même lorsqu'on associe plusieurs d’entre elles.
Enfin, et nous y reviendrons au chapitre des indications. le traitement médical exige :
-— Nes ressources matérielles suffisantes pour que le malade puisse profiter et répéter des cures d’altitude ou des sejours dans les stations hydrominérales.
-— Une ferme volonté de guérir, car le traitement üoit être entretenu, répété et suivi sans défaillance. Le maiade doit apporter une part importante de compréhension pour appliquer exactement les conseils de son médecin.
— Une collaboration étroite du patient et du médecin qui ne peuvent se permettre de perdre contact. Seul ce dernier peut juger opportune telle ou telle mesure, seul il
peut ordonner au malade d’interrompre ou d’intensifier son traitement. Il est inutile d’énumérer les circonstances de la vie susceptibles de rompre une telle association.
La préparation de l’acte opératoire, ou le traitement palliatit des formes qui échappent à la chirurgie, exigent une connaissance parfaite de ces méthodes. Leur application rigoureuse permettra au médecin d'améliorer l’état fonctionnel de son malade, de simplifier la tâche du chirurgien, et de rendre à la Société des sujets que leur infirmité avaient définitivement écartés.