KYSTE DU POUMON ET BRONCHES
Nous avons déjà vu quelles étaient les modalités selon lesquelles le kyste du poumon communiquait avec la bronche check valve, stop valve et bipass valve de CnHEvaLrErR JACKsoN.
N'’existe-t-11 pas des malformations de la bronche de drainage ou des bronches environnantes ?
La bronche de drainage n’est parfois pas modifiée à l’examen bronchoscopique, cependant elle peut être déviée et entraîner une atélectasie du territoire pulmonaire dont elle ne permet plus la ventilation.
Mais elle peut présenter une sténose inflammatoire. Dans les kystes infectés, elle est remplie d’un exsudat muco-purulent. Au contraire 1l existe assez fréquemment des malformations bronchiques concomittantes avec les néoformations kystiques. Le lipiodol et l'examen bronchoscopique peuvent révéler de véritables agénésies bronchiques lobulaires parfois même lobaires.
Dans d’autres cas on a seulement des bronches amincies, étirées au voisinage du kyste (OrrEero et CAUBARRÈRE).
Notons également la possibilité de malformation des extrémités bronchiques, bronchiectasies soit congénitales qui ne représenteraient pour certains que des formes à minima des kystes aériens du
ND IEEE
poumon, soit acquises secondairement au développement d’une suppuration des kystes congénitaux.
Mais il est un fait qui paraît constant. Tout kyste qui se révèle par une infection, présente une libre communication avec les bronches. Et nous verrons ultérieurement que ceci permet l'injection de lipiodol dans les cavités kystiques et peut faire contrôler l’existence d’un kyste que l’on soupçonnait, ou le décéler alors qu’il n’apparaissait pas à l’étude des clichés radiographiques simples. (obs. VI).
L'aspect morphologique du kyste congénital du poumon est en général caractéristique. ;
Sa face externe bombe parfois dans l’espace pleural et est visible à la pleuroscopie. Il est entouré le plus souvent par une lame de tissu pulmonaire refoulé à la périphérie du lobe et qui sépare la cavité kystique de la plèvre.
Sa face interne a un aspect spécial. C’est une paroi lisse, rosée brillante. Elle paraît recouverte de vernis et régulière, elle présente parfois des renflements comme ceux d’une vessie à colonne vue au cystoscope. Cet aspect paraît plus fréquent sur les pièces opératoires où la paroi revenue sur elle-même est en quelque sorte « ridée ».
On peut trouver des cordages tendus d’un point de la poche à un autre. Peut-être s’agirait-1l d’éléments bronchiques ou vasculaires isolés par le kyste au cours de son développement.
Bien que rigide, cette paroi n'empêche pas l’expansion du poumon dans la poche, Nous avons même vu
La NS
chez une malade traitée par thoracotomie un kyste se contractant à la toux puis reprenant ensuite son aspect de poche sphérique (obs. [).
Dans la paroi du kyste débouchent une ou plusieurs bronches d'aspect normal s’implantant obliquement sur la paroi kystique, mais cette poche n'a aucune tendance à s’affaisser ou à revenir sur elle-même et c’est ce fait d'observation générale, qui non seulement permettra dans certains cas difficiles d’en faire le diagnostic exact, mais encore dictera les indications thérapeutiques nécessaires pour la cure définitive de ces kystes pulmonaires.
Il semble que nombre de kystes pulmonaires qu’on croyait de nature congénitale mais qui ont disparu spontanément, avec contrôle radiologique, doivent être rejetés définitivement du cadre de la question et qu'il s’agit de bulles d’emphysème acquises d’un diagnostic d’alleurs difficile.
Comment expliquer limmuabilité de cette poche kystique et l’insuccès des méthodes de drainage pour la diminution du volume de leur cavité ?
Ceci est dû à plusieurs facteurs : pression intrakystique positive, mauvais état du poumon entourant la cavité, manque d'expansion du tissu pulmonaire avoisinant. De tous ces facteurs, le dernier paraît être le plus important à Marer et Harcur.
Il nous semble que l’on doive y ajouter les éléments musculaires et cartilagineux qui entourent le kyste et le maintiennent béant. Mais de tous les caractères des kystes congénitaux du poumon, seuls les caractères histologiques sont indiscutables.
re