‹ Traitement chirurgical des kystes congénitaux du poumonChapitre 15 sur 61 · LE PARENCHYME PULMONAIRE · texte numérisé non relu

LE PARENCHYME PULMONAIRE

Dans la zone de transition pulmonaire, on trouve :

a) Une infiltration lymphocytaire souvent très

SRE

marquée, s'étendant parfois à la couche endothéliale à travers la membrane propre.

b) Des lésions de sclérose péribronchique et interstitielle qui aplatit les alvéoles pulmonaires adjacentes.

c) Une dysplasie vasculaire : les artères sont nombreuses, épaisses, fibreuses et ceci non seulement dans la paroi du kyste, mais encore à une certaine profondeur dans le parenchyme lui-même. Ce fait sur lequel insistent SERGENT et ses élèves pourrait expliquer les hémoptysies révélatrices fréquentes des kystes congénitaux.

d) L’examen des pièces opératoires nous a permis de voir que l’on trouve facilement par des sections en série la communication entre le kyste et les bronches (voir obs. n° ITT). La bronche déboucherait toujours obliquement dans le kyste (Orrero et CAUBARRÈRE).

e) Les auteurs américains insistent énormément sur l’absence du pigment anthracosique qui, pour eux, serait la signature de la nature congénitale du kyste. Nos coupes ne nous ont pas permis de vérifier ce point.

f) Mais il est un détail sur lequel ont porté nos recherches. Le chiffre des manifestations tuberculeuses concomittantes ou surajoutées à une maladie kystique congénitale du poumon étant assez élevé (5 % d’après Kontz) (1 cas sur nos 6 malades opérés), nous avons recherché minutieusement une lésion tuberculeuse typique. Pas plus que les autres auteurs, nous n’avons pu découvrir de cellule géante

ou de follicule tuberculeux caractéristique. En outre les signes de réaction inflammatoire dans le parenchyme pulmonaire entourant le kyste sont le plus souvent ceux d'ordre banal que l’on trouve au voisinage d’une cavité suppurée, mais ne présentent jamais l’infiltration lymphocytaire typique des lésions tuberculeuses.

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