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II. — L’EmPHysèME BULLEUx

Tandis que le diagnostic précédent n’entraînait pas en général de sanctions thérapeutiques différentes, celui de « bulles d’emphysème » impose au contraire une conduite diamètralement opposée.

Les bulles d’emphysème toujours secondaires à

une affection pulmonaire, (coqueluche, bronchopneumonie, pneumonie de l'enfance) ou pleurale, pleurésie chronique notamment, accompagnent ou suivent une autre affection pulmonaire. Souvent un épisode atélectasique s’insinue entre laffection pulmonaire aiguë et l’apparition des bulles emphysémateuses. Mais au bout de quelque temps, cette atteinte pulmonaire primitive disparaît et il ne reste plus alors que le tableau simple et sans retouche des bulles d’emphysème.

Or celui-c1 se calque sur celui de la maladie kystique congénitale et peut au reste en revêtir les différents aspects, se manifestant rarement sous la forme d’une seule bulle, plus ou moins grosse simulant le kyste isolé, ou au contraire sous la forme d’une dissémination de bulles dans une plus ou moins orande partie du champ pulmonaire, reproduisant le type de la maladie kystique du poumon. C’est également la forme que Prirce et Dirkse nomment les pneumatocæles pulmonaires ou ectasies localisées à l’alvéole ou au lobule.

Et à cette superposition de la morphologie s'ajoutent celle du tableau clinique et malheureusement celle des examens radiologiques simples, tomographiques, ou après injection de lJipiodol. Quelques détails, seuls, peuvent permettre de penser à des « bulles d’emphysème ».

Les cavités claires paraissent taillées à lemportepièce dans le poumon, plutôt que limitée par une paroi propre (ScHencx). Les bulles sont beaucoup moins fréquemment que les kystes, remplies plus

ou moins de liquide apparaissant directement sur les clichés simples ou après injection lipiodolée.

Mais surtout et c’est ce qui permettra le plus souvent de faire le diagnostic exact; cette ou ces bulles apparaissent soit à l’intérieur soit au voisinage du foyer opaque de la lésion pulmonaire primitive qui s’atténue tandis que l’emphysème bulleux se développe (DEBRÉ, Lamy et Marre).

Un quatrième caractère, et le seul probant à nos yeux, est le test de l’évolutivité. À un examen au bout de quelques semaines on est surpris par la disparition totale et définitive des bulles claires, disparition que vérifient les radiographies successives et les stratigraphies (Et. Bernarp). C’est cette épreuve du temps qui nous paraît le plus sûr garant de l’origine emphysémateuse de ces cavités pulmonaires aériennes.

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