LES ASPIRATIONS D'’AIR
Elles n’apparaissent guère que comme une méthode de sauvetage d’un malade en accès de dyspnée et cyanose et imminence d’asphyxie. Généralement, le diagnostic n’est d’ailleurs pas fait avant l’acte thérapeutique et croyant à un pneumothorax spontané suffocant on prend l’appareil de Kuss et l’on soustrait une quantité d’air variable. Dans ce cas de maladie kystique réalisant la forme dyspnéique, on arrive en général à rétablir le rythme respiratoire et le pouls à un taux normal, mais dans les heures qui suivent, ou le lendemain, on est obligé de recommencer.
Cependant, la radioscopie pratiquée pourra, à ce moment, faire réformer le diagnostic d'autant plus que souvent par l’orifice de ponction s’infiltrera dans la
plèvre, un peu d’air venant du kyste, réalisant de lui-même le pneumothorax diagnostic.
Ce n’est qu’exceptionnellement que l’on a mis dans le kyste une aiguille à demeure, en communication avec l’air extérieur pour permettre l’issue de l’air constamment renouvelé par le dispositif à soupape.
L’aspiration rapide d’air, rarement pratiquée, a été suivie d'incidents cardiaques et même de syncope mortelle. Elle est à rejeter (Apams).
Il est évident que ces manœuvres manométriques peuvent infecter la poche. Dans les cas où ce fait s’est produit, des auteurs auraient pratiqué l’aspiration continue de la cavité kystique et seraient arrivés à guérir leur malade (CrosweLz et Kinc). Notre seul essai a échoué.
Dans certains cas, l’ablation d’air a dû être faite non dans le kyste lui-même, mais dans le pneumothorax compliquant le kyste qui plus que lui donnait de la dyspnée et de la cyanose, le traitement curatif du kyste n’ayant été fait qu’ultérieurement.
90 L'INJECTION DE LIPIODOL.
Woop rapporte deux cas de kystes infectés, traités à la © Mayo Clinic » par des injections trachéales de lipiodol.
Mais tous les deux sont rangés par cet auteur dans la catégorie des kystes atypiques incertains.
Le premier, d’abord pris pour un abcès pulmonaire ou une tumeur kystique du lobe moyen, a eu
te
une guérison clinique sans confirmation radiologique.
Le second, reconnu comme un kyste infecté du lobe supérieur droit après avoir été repéré comme un abcès pulmonaire, a guéri après une injection de
lipiodol qu’a suivie une importante vomique.