INTRODUCTION
Nous avons pu observer dans le service de notre maître, M. le Professeur SANTY, sept malades atteints de kystes aériens congénitaux du poumon. À part un cas de maladie kystique du poumon facilement diagnosticable étant donnée l’image typique des films radiographiques, les autres se sont révélés à nos yeux sous des allures fort variables. Les uns nous sont apparus comme des découvertes au cours de l’acte opératoire entrepris pour un diagnostic de suppuration pulmonaire chronique. D’autres se sont révélés à l’examen radiographique après injection lipiodolée et il nous semble que ceci soit un argument de plus qui doive faire entrer ce précieux instrument de diagnostic, dans les moyens d’investigation courante des pneumopathies chroniques. Il
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en est enfin sur lesquels nous n'avons pu poser un diagnostic étiologique exact que par l'examen histologique qui nous apparaît dans certains cas comme le seul test de certitude.
L'étude des kystes aériens congénitaux du poumon est relativement récente et il semble que ce soit à la suite de la revue générale qu’en a fait Koonrz en 1925 que les publications en soient devenues de plus en plus fréquentes. Mais à cet égard, une différence brutale apparaît entre les travaux de l’école française surtout parisienne d’ailleurs, et ceux des Américains, des Anglais et des Allemands. Ces derniers étudient les kystes aériens congénitaux avec deux buts : les médecins veulent mieux connaître ou tout au moins mieux expliquer leur pathogénie et leur morphologie. Mais aussi les chirurgiens ont très vite compris qu’à cette malformation congénitale, seuls les traitements d’exérèse étaient à opposer.
Il en a été malheureusement tout autrement en France. Certes l’école parisienne s’est fort intéressée à l’étude clinique de la maladie et la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, pendant plusieurs années, mais surtout en 1937, a consacré des séances entières à ce sujet. On en trouve même le reflet dans plusieurs thèses ; mais c’est là où s’arrêtent les recherches françaises. Nous croyons qu'à part un malade opéré par Olivier Moxop et dont l’observation n’est pas encore rapportée, les malades dont M. le Professeur SantTy nous à fait l'honneur de présenter l’observation sont les premiers en France, pour
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lesquels un traitement chirurgical ait été fait, nous n’oserions dire (en série », mais avec un esprit de suite qui jusqu’à présent n’a donné que des succès.
Nous n'avons pas Île projet, dans cet ouvrage, d'exposer l’étude complète des kystes aériens congénitaux du poumon; mais leur examen clinique et radiologique, l’étude de l’examen histologique des pièces prélevées au cours de l’acte opératoire, nous ont permis de mieux connaître certains détails de leur pathologie. Et ce sont les résultats de ces examens chez des malades d’aspect clinique très différent, ainsi que les remarques dignes d'intérêt que nous avons faites au cours des interventions d’ordre très divers que nous avons pu pratiquer chez ces malades, que nous avons le projet d’exposer dans cet ouvrage.