CONCLUSIONS
1 — L’entité clinique de la maladie kystique congénitale du poumon est actuellement établie grâce à son aspect radiologique et surtout ses caractères anatomo-pathologiques.
IT. — L'apparition des symptômes d’alarme qui révèlent le plus souvent une malformation kystique congénitale du poumon, dyspnée, hémoptysie, suppuration est une preuve de son évolution et demande, sauf exception, un traitement énergique rapide.
ITT. — Certaines méthodes de traitement : drainage avec ou sans aspiration d'air de la cavité kystique, peuvent être uniquement envisagées comme des moyens de sauvetage.
IV. — L’insuccès des premières méthodes thérapeutiques vraies : pneumothorax, phrénicectomie et thoracoplastie est explicable par la morphologie des parois du kyste et son comportement physiologique.
V. — Les méthodes d’exérèse pulmonaire : pneumonectomie et lobectomie, actuellement bien réglées techniquement sont les seules qui permettent d’assurer une guérison parfaite.
VI. — Le nombre restreint de ces opérations ne permet pas encore d'établir une statistique complète des guérisons et des échecs, cependant, les statistiques personnelles des chirurgiens américains, allemands et anglais consacrent le succès total des interventions d’exérèse. Ces résultats sont confirmés par l'observation de pneumonectomie et les cinq observations de lobectomie, les premières réalisées en France pour des maladies kystiques congénitales du poumon par le Professeur Sanry. Elles ont toutes été suivies de guérison.
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