RÉSULTATS
Le traitement chirurgical des kystes aériens congénitaux du poumon étant d'introduction récente et le nombre des cas rapportés par les auteurs étant toujours restreint, nous n’aurons pas la prétention d'essayer d'établir des statistiques qui ne correspondraient qu'imparfaitement à la réalité des faits.
Cependant, que ce soient les auteurs américains, allemands ou anglo-saxons, tous insistent sur la guérison clinique parfaite de leurs malades après lobectomie ou pneumonectomie avec des suites opératoires fort simples.
En France, un cas que nous savons avoir été opéré par le DT Olivier Mono à Paris, a évolué rapidement vers la guérison.
Qu'il nous soit permis d’insister sur les résultats remarquables que notre maître, M. le Professeur Sanry, a eu au cours de ces trois dernières années, depuis le moment où il a eu l’occasion de voir des malades porteurs de kystes congénitaux du poumon.
Que l’on invoque une série heureuse ou plutôt que les suites aient été celles que réserve la chirurgie
pulmonaire arrivée à l'exactitude de technique qu’elle possède maintenant, il n’en reste pas moins que si nous relisons les observations, ces résultats sont saisissants si l’on envisage la diversité des malades auxquels elles s'appliquent.
Tous les âges sont représentés de 6 à 60 ans.
Toutes les formes de kystes congénitaux : grands kystes isolés, kystes bronchiques, maladie kystique, kyste pulmonaire du médiastin sont rencontrées, ainsi que tous les degrés d'infection.
Une seule identité apparaît, c’est l’uniformité des guérisons obtenues par les opérations d’exérèse, graves certes, mais seules logiques qui sont représentées par les lobectomies et les pneumonectomies.