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C. — Traitement des complications

a) TRAITEMENT DE L'ARTHRITE SUPPURÉE TIBIO-TARSIENNE.

Cette complication peut s’observer dans les jours qui suivent l'intervention large ou au cours de l’intervention dans un phlegmon grave tardivement vu. Dans ces deux cas, une astragalectomie s'impose d'urgence. Elle sera pratiquée par incision antérieure et morcellement de l’astragale selon la technique classique.

Si le squelette est infecté et si les os du tarse moyen sont atteints d’ostéite, il faut se dépêcher d’amputer.

Si, dans une arthrite tibio-tarsienne, la situation générale inspire des inquiétudes, il faudra savoir amputer pour sauver la vie du malade.

Louer

b) TRAITEMENT CHIRURGICAL DE LA SEPTICÉMIE.

Il faudra toujours instituer un traitement médical par vacci-

nation au propidon et abcès de fixation, mais si celui-ci n’en-

traîne pas rapidement une sédation des phénomènes septicémiques, et si l’on acquiert la certitude qu'ils sont entretenus par les lésions locales, il faudra sans tarder en débarrasser le malade.

On fera une amputation haute de jambe, soit au tiers supérieur ou Sous-articulaire, selon la technique de M. le Professeur Costantini. On fait une amputation à lambeau postérieur après section première des os. Deux points seuls importent :

Passer à la limite des lésions si celles-ci remontent haut, un peu au-dessus si celles-ci sont plus basses, laissant ainsi davantage de marge.

Ne jamais suturer primitivement le lambeau : ceci est un point important.

€) TRAITEMENT DES PHLEGMONS GRAVES A ÉVOLUTION PARTICULIÈRE (2 cas).

1° Formes aiguës à évolulion rapide. — Il faut faire une amputation, car la vie du malade est en danger. Le plus souvent, pareille détermination est délicate à prendre d'emblée, aussi doit-on, dans les cas douteux, laisser au malade le bénéfice d’un essai thérapeutique habituel consciencieux. Si l’on n'obtient pas rapidement une amélioration des accidents généraux et locaux en quarante-huit heures, ou trois jours, l’amputation s'impose formellement et l'on devra avoir le courage d'en défendre la nécessité au malade mal résigné.

2 Formes évolutives rebelles. — Devant la progression

inexorable de la suppuration avec altération progressive de

l’état général, on devra se résoudre à l’amputation. Il pourra le plus souvent s’écouler un temps assez long entre cette détermination et les essais itératifs thérapeutiques pré-

cédents.

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Soins postopératoires.

Après ces dillérents actes opératoires, il faut compléter la guérison par des soins dont l'importance est également capitale.

a) TRAITEMENT GÉNÉRAL.

Il consiste essentiellement dans la vaccination « chirurgicale » par le propidon de Delbet. Assez choquante, il ne faut pas en multiplier les injections. On l’emploiera à deux ou trois reprises à la dose de 2 à 4 cm en injection dans les muscles de la cuisse ou de la fesse. C'est aussi un très bon adjuvant dans le traitement des états septicémiques.

b} Soins LOCAUX.

Les pansements devront être faits avec grande attention, on fera de grands lavages de la plaie avec du Dakin et un méchage avec des compresses imbibées de ce liquide. L'on peut, si l’on préfère, employer des tubes de Carrel, et l’irrigation continue. Mais cette méthode entraîne fréquemment des hémorragies secondaires. Les pansements seront quotidiens, au besoin sous anesthésie, si une crainte survient du côté de la tibio-tarsienne.

La plaie étant détergée au bout de huit jours en moyenne, on aura avantage à placer dans la plaie des mèches imbibées de Mencière, qui activent la réparation. L’épidermisation est assez longue à obtenir : on pourra la hâter en utilisant des greîles dermo-épidermiques d’Ollier-Thiersch quand il ne persistera plus qu'une perte de substance cutanée sans flore microbienne importante.

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