‹ Traitement chirurgical des phlegmons du piedChapitre 20 sur 23 · OBSERVATION I · texte numérisé non relu

OBSERVATION I

(Thèse Liaras, Alger, 1933.)

Suppuration sous-cutanée médio-plantaire. -— Fñcision.

Jardinier indigène d’une cinquantaine d'années. En travaillant dans son jardin, il s’est enfoncé à travers son espadrille une longue épine de palmier dans la plante du pied gauche. Le lendemain, douleur, puis gonflement local, qui augmente et progresse en direction du dos du pied. Au bout de quatre jours, cet indigène vient à la consultation de la clinique chirurgicale. L'état général est

bon. L'examen du membre montre une tuméfaction ellaçant la

concavité normale de la voûte plantaire. Il existe une trace de piqûre à peu près à la hauteur du tiers postérieur du IV° métatarsien. La tuméfaction s'étend le long du bord interne du pied et de la région dorsale, laissant libre la gouttière rétromalléolaire interne. À ce niveau, l’œdème est rosé, d'aspect Iÿmphangitique. Des traînées de lymphangite tronculaire en partent pour aboutir jusqu’au triangle de Scarpa, où la palpation décèle une volumi-. neusé adénopathie.

Le diagnostic de phlegmon lymphangitique superficiel de Ja plante s’impose. On badigeonne à l'alcool iodé les traînées lymphangitiques, et, après pansement simple de la piqüre, on injecte trois centimètres cubes de propidon. Hospitalisation. Le lendemain matin, le tableau a changé : les traînées lÿmphangitiques ont disparu, l’œdème du dos du pied et prémalléolaire à considérablement diminué. Seule persiste, un peu réduite, la tuméfaction plantaire. On pratique, suivant l’axe du pied, une incision de 6 centi-

CPAS.

mètres, centrée sur la piqûre, il en sort une faible quantité de pus, on explore en profondeur, mais en vain, en incisant suivant la longueur l’aponévrose plantaire, on place une mèche imbibée de Mencière. Pansement à plat. Guérison.

OBservaTioN Il.

(Thèse Liaras, Alger, 1933.)

Suppuration de la loge sous-aponévrotique plantaire externe.

Incision simple. — Guérison.

B... (Raymond), journalier européen, âgé de 29 ans, de psychisme assez fruste, vient à la consultation de la Clinique chirurgicale montrer son pied gauche, dont il souffre beaucoup et qui le gêne pour marcher. Cet état s’est constitué en cinq ou six jours, sans qu'il puisse en indiquer la cause.

Examen. — La plante, vers la partie moyenne du V° métatarsien, est le siège d’une tuméfaction douloureuse des dimensions d’une pièce de cinq francs. Au centre de la tuméfaction, la peau est blanchâtre, soulevée par du pus que décèlent la fluctuation et la douleur vive provoquée par la palpation. Une tranchée lymphangitique entoure cette zone. Elle s'étend un peu en arrière et vers le dos du pied. Celui-ci est occupé, surtout en. dehors, par un important ædème rose indolore. L’exploration de la gouttière rétromalléolaire interne est complètement négative. Be

L'état général est excellent. La température à 38°5.

Intervention. — Anesthésie générale au Kélène, incision plantaire sagittale, superficielle, centrée sur le eulmen de la tuméfaction. Un peu de pus s'écoule. Résection au ciseau de l’épiderme décollé; on découvre un pertuis de communication avec la profondeur sous l’aponévrose. On engage une branche de ciseau et l’on incise sur 6 à 7 centimètres : il s’écoule un verre à Bordeaux de pus. Celui-ci n’a pas fusé, mais est resté dans une cavité bien limitée, en dehors et sous l’abducteur du V° métatarsien.

L'évolution vers la guérison s'effectue rapidement et sans complication en une quinzaine de jours. Depuis, le malade a été revu en parfait état.

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Ogservarion III.

(COSTANTINI, Journal de chirurgie, 1933.)

Phlegmon de la deuxième loge commissurale par üioculalion inter-

digitale. — Suppuration de la partie antérieure de la commissure avec sSurlout fusée au dos du pied. — Incision interdigitale et au dos du pied. — Guérison.

Q:.. (Raymond). Il y a treize jours, coups de fourche du 2° espace interdigital. Dès le lendemain apparaissent l’œdème et une rongeur marquée. Le malade prend alors des bains de pieds chauds. Quand nous l’examinons, nous relevons une tumeur de la région commissurale peu marquée du côlé plantaire, accompagnée d’un œdème du 2° orteil et d’une phlyctène purulente au niveau de la commissure.

Sous anesthésie locale au kélène, débridement sous-cutané dorsal de la commissure. Bains au Dakin quotidiens.

Deux jours après, on a l'impression que le drainage s'’ellectue mal au dos du pied, où il existe une douleur discrète. Il persiste également une légère tuméfaction à la partie tout antérieure de la commissure. L’exploration à la sonde du dos du pied montre un clapier dorsal allant jusqu’au tiers postérieur du Il° métatarsien. Rien à signaler vers la plante. Débridement suivant ce trajet sous anesthésie locale. Pendant trente-six heures, persistance de la tuméfaction et de la rougeur. Amélioration locale et générale. On

pratique une injection de propidon. Après dix jours, guérison.

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