‹ Traitement chirurgical des troubles dyspnéiques et dysphoniques consécutifs aux laryngoplégiesChapitre 11 sur 40 · LAVE, DER · texte numérisé non relu

LAVE, DER

En tous cas, il semble bien que la lésion causale soit de nature vasculaire: artérite ou périartérite.

Ceci n’est pas pour surprendre, puisque nous savons que la syphilis est à l’origine de la plupart des cas de paralysie des dilatateurs. « Toute paralysie des dilatateurs, qui ne fait pas sa preuve, est syphilitique », a dit LERMOYEZ.

Cependant, il ne faut pas oublier que d’autres affections peuvent également produire le syndrome de GERHARDT ; parmi celles-ci, il convient de citer : les fièvres typhoïdes (BouLay et MENDEL, J.-N. Roy, REBATTU et DECHAUME), et parathyphoïde (AUBRIOT), la diphtérie (CHATELLIER), la syringomyélie (BONACKER), etc.

Symptomatologie

Les diplégies laryngées peuvent se diviser en deux groupes :

1° La paralysie récurrentielle bilatérale; 2° La paralysie des dilatateurs.

FE — PARALYSIES RECURRENTIELLES BILATERALES

On en distingue deux variétés :

a) Le type aphonique ; b) Le type dyspnéïque.

LE TYPE APHONIQUE ou syndrome de ZIEMSSEN (1868), est le plus fréquemment observé. IT s'accompagne de troubles fonctionnels caractéristiques, à savoir :

1° L’aphonie: I] existe une extinction complète du son et la voix est rendue impossible par l’absence de fermeture glottique;

2° Le coulage d’air: Lors des efforts phonatoires, il se produit au niveau de la glotte restée béante « un véritable torrent d’air » qui s’accompagne d’une certaine sonorité cavitaire. Le malade ne peut expectorer et éprouve, lors dé l'expiration, une sensation de suffocation.

3° L'absence de dyspnée: X] s’agit ici, en effet, de la pa-

ralysie en ouverture et par la glotte partiellement ouverte, le courant d’air inspiratoire pénètre facilement dans la trachée et les bronches

A l'examen laryngoscopique, on constate que:

a) Les cordes sont immobiles, c'est-à-dire qu’elles ne présentent aucun mouvement d'abduction lors de l'inspiration profonde et aucun mouvement d’acduction lors des tentatives de phonation. Les aryténoïdes offrent la même fixité.

b) Les cordes sont en position intermédiaire; ici, une explication s'impose: on appelle position intermédiaire « une position de la corde comprise entre celle de la phonation et celle de l’inspiration profonde ». (BROCCKAERT).

Le terme de « position cadavérique » doit être formellement rejeté lorsqu'il s’agit de paralysie récurrentielle. Cette position cadavérique n’est, en effet, réalisée sur le vivant que lorsque la paralysie récurrentielle s'ajoute à une paralysie du laryngé supérieur entraînant la suppression fonctionnelle du crico-thyroïdien.

L'aspect de la corde: Après un temps relativement court, le bord libre de la corde se montre légèrement concave, puis cette concavité du bord libre s’exagère tandis qu’apparaissent rapidement un amincissement manifeste de ce bord, qui devient tranchant et un rétrécissement de la corde dans le sens transversal. Enfin, les aryténoïdes basculent en

avant et cachent la partie postérieure des cordes qui paraissent plus courtes. |

LE TYPE DYSPNÉIQUE ou syndrome, de RIEGEL, ne doit pas être confondu avec ia paralysie des dilatateurs; dans lun et l’autre syndrome les cordes occupent, en effet, une situation médiane ou paramédiane, mais ici elles ne peu-

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