‹ Traitement chirurgical des troubles dyspnéiques et dysphoniques consécutifs aux laryngoplégiesChapitre 16 sur 40 · SAT · texte numérisé non relu

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Les paralysies laryngées d’origine myopathique dues à l’altération de la musculature du larynx notamment des muscles crico-arytenoïdiens postérieurs (paralysies des dilatateurs) par des lésions cicatricielles postinflammatoires, postopératoires, peuvent bénéficier également du traitement chirurgical.

Ceci posé le chirurgien, avant de prendre une décision opératoire devra tenir compte de l’état des fonctions du larynx : Si la fonction respiratoire, dite vitale est la plus importante, la fonction phonatoire dite sociale ne doit pas être négligée et la principale difficulté du problème thérapeutique réside dans la nécessité de ne pas compromettre définitivement l’une de ces fonctions restée intacte, ou satisfaisante, dans le but d'améliorer l’autre. Méconnaître ce principe serait engager lourdement sa responsabilité et s’exposer à de graves déboires. II convient donc dans chaque cas particulier de faire « le bilan » exact de l’une et l’autre de ces fonctions et de prévoir quelle influence heureuse ou

néfaste, l’intervention envisagée pourrait avoir sur chacune d'elles.

Lorsqu'elle est indiquée, à quelle époque convient-il de pratiquer l’intervention chirurgicale ?

Mis à part, les cas de paralysie des dilatateurs qui appellent une trachéotomie d'urgence, il convient de ne réaliser ces opérations que lorsque l’examen de nombreuses fois répété et le traitement médical ne permettent plus d'espérer une amélioration fonctionnelle spontanée. Par ailleurs, il ne faut pas attendre trop longtemps, afin d’éviter autant que possible, une déchéance musculaire trop profonde, ainsi que Pankyiose des articulations crico-aryténoïdiennes. Pour fixer les idées nous dirons qu’un intervalle de six mois au

moins nous paraît être nécessaire et peut-être suffisant, mais ces chiffres n’ont qu’une valeur toute relative car on voit des paralysies (faciales ou laryngées) où la régénération apparaît après plus d’une année. On ne peut sur ce point formuler de règle générale.

Les indications opératoires posées, le chirurgien devra faire son choix parmi les différentes techniques opératoires proposées. Dans le chapitre qui va suivre en même temps que nous décrirons ces techniques, nous donnerons les indications particulières de chacune d’elles.

ne.

Late né ce 4e.

NS

; Etude critique des Interventions

Nous étudierons successivement :

L — Le traitement chirurgical de la paralysie récurrentielle ;

IL. — Le traitement chirurgical de la paralysie des dilatateurs.

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