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tielle dans 10 % des cas (WOLFLER), 12 % des cas (SOCIN), 36 % des cas ( MickuLICZ), 50 % des cas (Frères Mayo).
Que la paralysie persiste après la strumectomie dans la moitié des cas environ.
B) Les paralysies consécutives aux interventions sur le corps thyroïde goîteux (goître bénin et goître exophtalmique).
Il n’est pas superilu de rappeler, qu’au cours d’une opération chirurgicale de ce genre, les nerfs récurrents peuvent être lésés et donner des paralysies définitives, soit par section, soit par écrasement par une pince, soit par prise dans une ligature; que ces nerfs sont particulièrement exposés à ces traumatismes :
Lors de la ligature des pédicules inférieurs;
Lors de résection lobaire;
Lors de la mise en place de pinces dans la profondeur; Lors de l’établissement du surjet hémostatique.
De plus, parmi les interventions susceptibles d’être pratiquées, c’est dans la strumectomie extracapsulaire que, malgré l’habileté du chirurgien, les récurrents courent le plus de risques.
(:i) Les grandes différences observées dans les statistiques tiennent à ce fait que certains auteurs négligent parfois de soumettre systématiquement leurs malades à l’examen laryngoscopique. À cette occasion, nous ne saurions trop insister sur la nécessité de pratiquer toujours l'examen au miroir avant l'intervention afin d'éviter que ne soit ultérieurement attribué à la strumectomie, une paralysie récurrentielle qui lui était antérieure. En outre, s’il est averti de la présence d’une hémiplégie récurrentielle pré-opératoire, le chirurgien veillera avec une attention toute particulière à ménager l’autre récurrent lors d’une strumectomie bilatérale.
nos
Les statistiques suivantes renseignent sur la fréquence de l'atteinte récurrentielle, dans la chirurgie du goître :
SANKOUSKY (1885) a observé des paralysies postopératoires dans 14 % des cas; WOLFLER, sui 71 opérés, a vu apparaître 17 fois une paralysie récurrentielle unilatérale, 6 fois une paralysie bilatérale.
LŒSCHER signale l’atteinte du récurrent dans 20 % des cas, deux fois l'atteinte était bilatérale.
Dans le service de DE QUERVAIN, cet accident n’est noté que dans 3 % des cas.
Récemment, FEUZ, dans une excellente étude, a rapporté les résultats de la clinique de Lausanne de 1926 à 1929 : 250 goîtres ont été opérés; on a observé 18 paralysies unilatérales et une paralysie bilatérale consécutives à ces interventions.
Enfin, il est à remarquer que la plupart de ces statistiques ne concernent pas les interventions réalisées contre les récidives; or, ce sont ces dernières qui sont les plus dangereuses pour le récurrent, les rapports anatomiques sont, dans ce cas, bien souvent bouleversés, les différents plans sont difficilement reconnaissables et le nerf est à la merci d’une erreur topographique facile à commettre. On peut donc dire que sans être fréquentes, les paralysies récurrentielles, même bilatérales, consécutives à la chirurgie du goître sont encore observées assez régulièrement malgré l'amélioration des différentes techniques employées.
C) Les paralysies consécutives aux interventions sur les parathyroïdes. — Quoique nous n’ayons pas de statistiques à fournir, il est certain que la chirurgie des parathyroïdes doit exposer les récurrents à la blessure ou à la sec-
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tion dans des proportions à peu près identiques à la strumectomie. LERICHE, dans la description de sa technique, écrit en effet: « L'opération consiste essentiellement à découvrir la terminaison de l’artère thyroïdienne inférieure et l'origine de ses branches de bifurcation ou de trifurcation ». Or, nous savons que c’est là une région particulièrement dangereuse pour le principal nerf moteur du larynx.
D) Les paralysies consécutives à diverses autres interventions : œsophagotomie externe, curage ganglionnaire, ou même trachéotomie maladroitement menée.
E) Les paralysies consécutives à de graves blessures des régions antéro-latérales du cou, réalisées par les armes de guerre, ou les tentatives de suicide.
F) Les paralysies consécutives à des lésions congénitales ou anciennes des plèvres, du sommet pulmonaire, du cœur, toujours d’ailleurs unilatérales.
I. — L’hémiplégie récurrentielle qui relève d’une des causes énumérées plus haut peut être traitée chirurgicalement. Toutes les techniques décrites plus loin lui sont applicables. Mais l’absence en pareil cas de troubles respiratoires et l’atténuation, la disparition même en quelque temps, et dans ia plupart des cas, des troubles vocaux par la compensation de la corde du côté opposé contre indiquent formellement une intervention, que le patient d’ailleurs n’accepterait pas.
Il peut arriver cependant (COLLET l’a signalé 11 fois sur 25 cas après les traumatismes de guerre) que le phénomène de la compensation n’apparaisse pas dans les mois qui sui-
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vent et que la voix garde ses caractères de raucité et de bitonalité. En pareille occurence et dans l’état actuel de cette chirurgie, pour notre part, nous ne nous croirions autorisés à intervenir (suture ou anastomose nerveuse, ou injection de parañffine selon le cas), que dans le cas bien improbable, où le malade, pour des raisons professionnelles, par exemple: avocat, conférencier, l’exigerait. Il conviendrait, en outre, de ne pas oublier le vieux principe Primum non nocere.
La diplégie récurrentielle incurable, bénigne, comme la paralysie toujours bilatérale des dilatateurs, semble par contre avoir beaucoup gagné des nouvelles méthodes chirurgicales.
Cette diplégie entraîne, en effet, une aphonie complète qui constitue pour le sujet un grave préjudice au double point de vue moral et social. Depuis longtemps déjà des traitements chirurgicaux ont été mis en œuvre contre les paralysies faciales définitives et il y a lieu de s’étonner que des tentatives de même ordre n’aient été réalisées que récemment pour remédier à ces diplégies laryngées qui privent un individu du moyen le plus précieux dont il dispose pour communiquer avec ses semblables. Les raisons de cette carence sont, à n’en pas douter, les difficultés de réalisation, c’est qu’en effet, au larynx sont dévolues deux fonctions: l’une vitale, la fonction respiratoire; l’autre d’un intérêt moindre, la fonction vocale; or, il convient de ne pas méconnaître l’une pour traiter l’autre. Menacer la respiration, et de ce fait même la vie du malade dans le but souvent incomplètement atteint de restituer la phonation, serait commettre une faute grave auquel nul chirurgien ne
voudrait s’exposer.