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Ces méthodes d’anastomose, à notre avis, sont séduisantes et méritent de retenir l'attention des physiologistes et des chirurgiens. Toutefois, comparables en tous points aux anastomoses réalisées dans le traitement chirurgical de la paralysie faciale,clles semblent devoir, comme ces dernières, être utilisées encore avec grande circonspection (SÉBILEAU). La guérison ne peut jamais être assurée d'avance et, de plus, il y a lieu de se demander (les auteurs sont discrets sur ce point) si dans les cas heureux où la régénération a été obtenue, on n’observe pas d'association de mouvements gênants, difficiles à corriger.
Il faut préciser deux conséquences de l’innervation:
1° Le simple fait de j’anastomose permet de conserver un certain tonus musculaire. La dégénérescence des muscles ne se produit pas. En particulier, au cours du traitement des paralysies faciales par anastomoses nerveuses, la conservation du tonus a une grosse importance esthétique;
2° L'action dynamique, qui s'explique difficilement. En effet, comment concevoir qu’un centre puisse arriver à commander utilement les muscles du larynx, alors qu’il n’était nullement destiné à cette fonction ?
En d’autres termes on conçoit difficilement que l’influx nerveux émané du centre qui préside aux mouvements des muscles du larynx, puisse emprunter le chemin que le chirurgien a bien voulu lui tracer ?