‹ Traitement chirurgical des troubles dyspnéiques et dysphoniques consécutifs aux laryngoplégiesChapitre 22 sur 40 · ES CES · texte numérisé non relu

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Le deuxième groupe est constitué par les méthodes indi-

rectes visant, par des interventions diverses, à supprimer

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ou à atténuer les troubles fonctionnels engendrés par une paralysie laryngée.

a) Dans les paralysies en ouverture (absence de troubles respiratoires, fonction vocale profondément altérée) on a préconisé l'injection de paraîfine dans la corde vocale.

Injection de paraîfine dans une corde vocale

Cette méthode ayant pour but de gonfler une corde et de la rapprocher ainsi de ia ligne médiane ne trouve son indication que dans les cas d’hémiplégie. Il peut être utile, en efiet, lorsque le phénomène de ia compensation ne se produit pas, de rapprocher la corde paralysée, de sa congénère mobile, afin de favoriser la phonation. Il serait vain et même dangereux pour la respiration, de rapprocher de la ligne médiane deux cordes immobiles. Cette méthode proposée il y a 20 ans, par BRUNINGS, a été employée surtout en Allemagne (MAYER, WAGENER, AUERSBAC, IGLAUER). Sa technique, très simple, est la suivante:

Après cocaïnisation, on injecte en une ou plusieurs fois, à l’aide d’une seringue spéciale, une petite quantité de paraffine fusible à 42-43° dans le bord libre de la corde. L'injection peut être par voie endolaryngée (laryngoscopie directe ou indirecte) ou par voie exolaryngée, par ponction de la membrane cricothyoïdienne. Il est recommandé de ne pratiquer cette manœuvre qu’une année au moins après le début de la paralysie.

La voix, aux dires des auteurs, revient aussitôt après l'injection, et une malade traitée par MAYER, il y a 10 ans, a gardé depuis lors une très bonne voix.

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