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la paroi postérieure du larynx et de la paroi antérieure de l’'hypopharynx.
L'opération, ajoute cet auteur, pourrait être réalisée des deux côtés, CHiaRi et STUPKA et MARSCHIK, lui-même, ont reconnu beaucoup d’inconvénients à cette méthode. Pour ne parler que des principales, en plus des difficultés techniques et des dangers de déchirer la muqueuse de l’hypopharynx, on peut se demander comment s'effectuera la vascularisation et comment surtout l’omo-hyoïdien accomplira ce travail de traction sur le larynx, auquel il n’est pas destiné ?
Comme on le voit, il existe tout une gamme d’interventions dirigées contre les paralysies laryngées; mais la diversité même des méthodes montre qu'aucune d’elles n’est entièrement satisfaisante.
La plupart de ces méthodes ont certes donné quelques succès à leurs auteurs, mais il faut reconnaître que toutes ces intervention, dont quelques-unes ont une technique particulièrement délicate, ont des résultats trop souvent aléatoires, et que même parmi les cas heureux on constate plus d'améliorations que de guérisons.
Cependant, elles apportent contre des paralysies incurables, des ressources qui ne doivent pas être dédaignées, et il est permis d’espérer, par l’amélioration des techniques, d'arriver à des résultats plus satisfaisants encore.
Notre travail aura atteint son but, si après avoir attiré l'attention des laryngologistes français, sur ces acquisitions récentes de la chirurgie du larynx, il peut ensuite leur être de quelque utilité en les guidant dans la recherche de nou-
velles conceptions.
Traitement chirurgical de la Paralysie récurrentielle
chez le Cheval
« Avec la paralysie des chevaux, les affections respiratoires sont les plus importantes, car si le cheval devient incapable de soutenir un allure assez rapide, il est sans valeur pour l’homme.» (FLÉMING).
Aussi, les vétérinaires se sont-il toujours beaucoup occupés de la paralysie laryngée du cheval.
Cette paralysie relève de:
Causes prédisposantes
Origines : Pays froids et humides; Race (cheval normand, pur sang anglais, chevaux du Hanovre); Sexe: sujets mâles.
De plus, il existerait, aux dires de certains auteurs, une hérédo-prédisposition.
Causes déterminantes
Qui sont sensiblement les mêmes que chez l’homme, à savoir:
Paralysies de causes centrales; .
Paralysies de causes périphériques.
Il est intéressant de signaler que ces dernières sont souvent une complication de l’angine gourmeuse et de la fièvre typhoïde.
Mt te pes
La laryngoplégie uni ou bilatérale, en plaçant les cordes en position intermédiaire, se traduit cliniquement :
1° Par le cornage (halley, sifflement ou sifflage), bruits laryngés assez stridents perçus lors de l’inspiration pendant l'effort;
2° Par une altération de la voix: hennissement plus rauque, toux, ressemblant à un grognement;
3° Par des troubles dyspnéiques graves. Au cours du travail, en effet, lorsque les besoins de l’organisme se font plus pressants en oxygène, le rythme respiratoire se modifie, devient deux ou trois fois plus accéléré qu’à l’état normal, les muscles inspirateurs se contractent énergiquement, le thorax se distend au maximum et les naseaux, qui ressemblent à l’ouverture d’un porte-voix, sont fortement dilatés.
« Il arrive un moment où l’asphyxie est menaçante, la bouche est largement ouverte, les yeux sont fixes, la face est grippée et la langue bleuâtre; enfin, l’animal chancelle, tombe et parfois meurt. » (PRUDHOMME).
On conçoit que de nombreuses recherches aient été ten-
tées dans le but de remédier à cette affection constituant un véritable « vice rédhibitoire ».
L'application de vésicatoires et pointes de feu sur la région laryngienne, primitivement préconisés, s'étant montrée inefficace, la trachéotomie constitua, au cours du siècle dernier, le seul traitement de cette affection. Mais les nombreux inconvénients de cette méthode et notamment la nécessité de changer la canule chaque jour, ou le risque de
la perdre lors du travail, ont incité les auteurs à trouver un autre traitement.
LE T60e
GUNTHER (1884) tenta tout d’abord d'enlever soit les deux cordes vocales, soit une seule, soit un aryténoïde, mais les animaux moururent de pneumonie.
[l obtint cependant, quelques résultats satisfaisants en excisant seulement la partie antérieure de l’aryténoïde. Ultérieurement, il eut l’idée de provoquer une rétraction
cicatricielle de la corde en excisant la muqueuse du ventricule.
En 1887, MOLLER imagina successivement trois méthodes consistant:
La première, à ouvrir l'articulation crico-aryténoïdienne dans le but d'obtenir l’ankylose de l’aryténoïde et d'éviter son affaiblissement dans le larynx sous la pression de l'air;
La deuxième à sectionner le dilatateur gauche (côté le plus souvent paralysé) avec l’idée que la cicatrisation du muscle immobiliserait l’aryténoïde.
La troisième, à fixer le cartilage aryténoïde par une ligature (?).
Toutes ces interventions n’ont donné que des échecs.
En 1906, WiLLiaM, professeur de chirurgie au Collège Vétérinaire de New-York, publia un certain nombre de succès obtenus par l’abiation simultanée des cordes vocales de la muqueuse ventriculaire et de la bande inférieure du muscle thyro-aryténoïdien. Malgré les résultats obtenus, il devait abandonner plus tard cette technique et lui préférer la ventriculectomie simple réalisée à l’aide d’une pince emporte-muqueuse spéciale.
Mais c’est au Français CADIOT, professeur à l'Ecole d’Alfort, que revient le mérite d’avoir, en 1910, mis au
point la ventriculo-cordectomie chez le cheval, opération la plus couramment employée aujourd’hui.
Sa technique est la suivante:
On pratique une laryngotomie médiane. Les ailes du cartilage thyroïde étant tenues par des écarteurs, on se rend compte du jeu des aryténoïdes. On peut, à la rigueur, se servir de l’index qu’on introduit dans ie larynx.
« Saisir la pince-fraise COQUOT ou la pince CADIOT et l'introduire dans le ventricuie du côté paralysé, qui se trouve en dessous de la corde vocale correspondante contre laquelle doivent s'appliquer les branches de la pince. Pousser celle-ci jusqu’au fond du cul-de-sac et l'ouvrir ensuite largement en exerçant en même temps une légère pousée vers le fond; la fermer enïin en arrêtant les branches. La muqueuse est prise entre les dents de l'instrument auquel on imprime une dizaine de mouvements de rotation tout en le tirant légèrement à soi. La muqueuse s’évagine peu à peu autour de la pince et finit par se détacher de bas en haut. Une traction un peu forte la fait sortir complètemen enroulée; il est absolument inutile de recourir aux ciseaux pour la détacher du bord ventriculaire ».
La ventriculectomie peut se faire d’un seul côté ou des deux.
Ensuite on saisit avec une pince la partie moyenne de la corde vocale pour permettre d'enlever d'un coup de ciseaux droits un lambeau de 10 à 12 millimètres.
« La résection de la corde vocale doit se faire uniquement du côté paralysé ». (Professeur COQUOT).
Enfin, on place provisoirement une canule à la partie inférieure la plaie laryngienne.
M Vs
Les résultats obtenus par ces interventions sont dans l’ensemble assez encourageants.
WiLLiAmMs (1907), sur 22 interventions, ablation pure et simple de la muqueuse, a obtenu:
Guérisons complètes .... 17 c’est-à-dire (77 % des cas); AMSUCCÉ ns a cm deu 3 c'est-à-dire (13 % des cas); Mort de l’animal par tra-
ÉRÉOCÉleN ER LT, 2 c’est-à-dire (10 % des cas).
PRUDHOMME (1925), a examiné, à Saumur, 11 chevaux de selle, et a constaté:
Guérison complète: 6, c’est-à-dire 54,5 % des cas. Très grande amélioration: 4, c’est-à-dire 36,3 % des cas. Insuccès: 1, c'est-à-dire 9,2 % des cas.
Et cet auteur déclare que si la guérison complète n’est pas assurée dans tous les cas, le cheval est tout au moins amélioré, et il estime que le pourcentage des résultats sérieux va de 40 à 50 % (ventriculo-condectomie).
Il serait sans doute intéressant de tenter chez l’homme un opération analogue.
Observations
OBSERVATION I Lahey
SUTURE TERMINO-TERMINALE DU RÉCURRENT DROIT HUIT MOIS APRÈS UNE STRUMECTOMIE
Femme de 40 ans, célibataire, exerçant la profession de sténographe, ayant subi une thyroïdectomie subtotale huit mois auparavant, pour goître exophtalmique, fut après l’opération pendant deux mois complètement aphone et quoique maintenant elle soit capable de donner à sa voix un timbre aigu, elle a encore des périodes d’enrouement. De plus, depuis cette intervention, elle a accusé des troubles dyspnéïques progressifs la menaçant maintenant de suffocation. Enfin, du côté gauche, le corps thyroïde restant a augmenté de volume et la malade est devenue très nerveuse et faible.
La malade est entrée à la clinique le 11 juin 1926, pour son thyroïdisme persistant et ses troubles respiratoires. Le D' T.-W. HERMAN, qui l’a examinée, a conclu : « La malade présente une paralysie bilatérale des abducteurs.La fente glotique est si étroite qu’il y a lieu de s'attendre à de la dyspnée à l’occasion de l’effort le plus léger. L’adduction est bonne, ce qui explique que sa voix soit à peu près normale. L’anesthésie générale est absolument contre-indiquée. » |
Le 25 juin 1926, sous anesthésie locale; on résèque la cicatrice cervicale cutanée. On sectionne les muscles préthyroïdiens droits et on libère et récline le tissu thyroïdien restant. Le récurrent droit est trouvé derrière et suivi jusqu’à la corne du cartilage thyroïde: Précisément à ce niveau il existait un névrome au point où le nerf était enserré dans un épais tissu cicatriciel qui le fixait contre la paroi latérale du larynx. Quelques fibres du constricteur inférieur du pharynx sont sectionnées assez loin afin de mettre en évidence la portion supérieure du nerf,