XV
Suture de l’omo-hyoïdien, du stylo-hyoïdien ou du digastrique à l’apophyse vocale de l’aryténoïide
Afin de réaliser une traction sur une des cordes paralysée, AMERSBACH (1922) a proposé dans la paralysie des adducteurs, en passant par une fenêtre découpée dans le cartilage thyroïde, de suturer l’omohyoïdien à l’apophyse vocale de la corde du même côté. Si l’omohyoïdien se trouve inutilisable (pris dans un bloc de tissu cicatriciel par exemple) on peut le remplacer par le digastrique ou le stylo-hyoïdien. L'auteur insiste sur la nécessité de contrôler les résultats au cours de l’intervention par laryngoscopie.
Cette technique a l’avantage sur les précédentes de ne pas nécessiter la mise à nu de la partie postérieure du cricoïde, ce qui est une manœuvre toujours dangereuse et difficile. Mais elle n’échappe pas aux remarques signalées plus bas.
Suture de l’omo-hyoïdien à l’apophyse musculaire du côté opposé
A peu près à la même époque, MARSCHIK a fait cette remarque que le ventre antérieur de l’omo-hyoïdien avait ses fibres dirigées parallèlement à celles du crico-aryténoidien postérieur du côté opposé. Aussi a-t-il pensé utiliser ce muscle pour remplacer la posticus déficient placé de l’autre côté.
Sa technique consiste, après trachétomie, à ouvrir une fenêtre à la partie inférieure du cartilage thyroïde par résection sous-périchondrale de ce cartilage, puis à réaliser la suture sous-tunellisation dans le tissu sous-muqueux de