Presse Médicale, 30 octobre
Les courants de haute fréquence et de haute intensité qui ont donné quelques résultats encourageants dans le lupus érythémateux, ne donnent aucune améhoration s'il s'agit de lupus vulgaire.
Les tentatives faites pour traiter le lupus par l’électrolyse ont toutes échoué.
Il y a quelques années, quand on commença à expérimenter les rayons Ræntgen et à faire des épreuves radiographiques, presque tous les praticiens s’aperçurent des effets remarquables que produisaient ces rayons sur les surfaces cutanées: chute de poils, érythème, sphacèle, etl’on se demanda si ces effets très énergiques ne pouvaientêtre orientés vers un but thérapeutique. De nombreux essais ont été tentés dont quelques-uns ont été couronnés d'un succès relatif. I se produit une amélioration notable ; les surfaces ulcérées prénnent un aspect satisfaisant et se couvrent de granulations de bonne nature. Mais cette action favorable que l’on a comparée à celle de la lymphe de Koch, ne persiste pas et dans la presque totalité des cas, la guérison n’est jamais survenue.
Quant aux propriétés bactéricides de la lumière, M. Finsen de Copenhague, les a fort ingénieusement appliquées au traitement du lupus.
Au cours de ses recherches, il constata et expérimenta les trois propriétés suivantes que possèdent les rayons lumineux : leur action bactéricide, leur pénétration à travers la peau, la réaction spéciale spécifique qu'ils provoquent.
Gautier 3