‹ Traitement Chirurgical Des Ulcérations Rebelles De La MainChapitre 4 sur 30 · RARE · texte numérisé non relu

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Après des mois, des années, les malades se présentent avec des ulctrations souvent fort étendues : et cependant ces malades se sont soignés : tous n'ont pas négligé leur mal ; tour à tour, les pâtes les plus diverses, les onguentsles plus variés ont été employés : rien n’a arrêté le mal.

Quelquefois, au début de leur affection on a proposé à ces malades d'enlever leur tumeur, mais, trop pusillanimes, ils s’y sont refusés : ils ont préféré des procédés qui les effrayaient moins et auxquels ils croyaient : ils ont été déçus, et ils reviennent encore, demandant enfin qu’on les débarrasse.

Mais devant ces ulcérations qui ont pris des proportions considérables, on hésite : on recule devant une intervention qui va créer une large perte de substance. I n'y à pas cependant à songer à autre chose : il faut enlever, et vite, ce mal qu'on à eu tortde ne pas extirper plutôt.

Il y aura évidemment une grande brèche à combler : mais l’autoplastie n'est-elle pas là pour réparer ces délabrements ? Depuis des années déjà la méthode italienne a fait ses preuves: ses succès ne se comptent plus. EL cependant, nombre de praticiens tergiversent encore: ils s’en remettent aux spécialistes, et ne pensent pas loujours aux heureux résultats que leur fournirait une ablation complète suivie d’une autoplastie à l’Italienne.

Ces heureux résultats, nous les avons constatés plusieurs fois à l’'Hôtel-Dieu de Rennes dans le service de notre maitre, le docteur Dayot: déjà nous

avions vu les nombreuses communications de M. le professeur Berger à ce sujet : les succès nombreux et constants qu'il a obtenus sont frappants.

Il nous a semblé intéressant de recueillir ces observations et d'en constater les rapides et parfaits résultats. Leur intérêt réside surtout dans le fait &e la comparaison de cette méthode avec les nombreux moyens préconisés comme traitements des ulcérations néoplasiques et autres de la main.

Cette étude, toute comparative, présentera donc deux parties. Dans la première, nous passerons en revue les méthodes nombreuses employées dans les cas d’épithélioma et de lupus quisontles deux principales espèces d’ulcérations de la main: nous verrons avec quelques détails les procédés les plus importants de façon à en faire une critique complète.

Dans la deuxième partie, nous exposerons les observations recueillies et nous en constaterons les succès constants : enfin, après avoir détaillé la technique du procédé chirurgicalsuivi d'autoplastie nous en ferons ressortir les avantages et les inconvénients pour les opposer aux résultats obtenus dans des cas semblables par les autres procédés de traitement.

Voici, résumé, le plan général de cette étude :

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