‹ Traitement chirurgical du cancer de l'estomacChapitre 19 sur 19 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

VIT. — Tant que les médecins n'amèneront pas leurs malades de bonne heure aux chirurgiens pour les soumettre à cet examen, on ne pourra opérer que des tumeurs avancées dans leur évolution, adhérentes au pancréas, au côlon, etc., avec des engorgements ganglionnaires, etc.

VIII. — Dans ces conditions là, ce n'est pas à la gastrectomie ■ qu'il faut recourir, mais à la gastro-entérostomie, d'emblée.

IX. — Cette opération de Wôlfler donne une survie moyenne moins prolongée que la résection, mais les résultats pallialifs en sont plus complets ; la mort vient progressivement sans qu'il y ait récidive des phénomènes d'obstruction, de douleur et d'inanition.

X. — Les symptômes contre lesquels est dirigée la résection, reparaissent dans la majorité des cas de pylorectomie, au bout d'un certain laps de temps, au point qu'on est parfois obligé de recourir ultérieurement à l'opération de Wôlfler.

XI. — La pylorectomie est une opération d'exception. L'anastomose gastro-intestinale doit être l'opération commune.

XII. — Les statistiques sont illusoires pour apprécier la mortalité opératoire de ces interventions. Ce sont des opérations difficiles et qu'on n'improvise pas. Presque tous les chirurgiens ont eu au début des insuccès, et leurs résultats s'améliorent d'année en année. Cela montre qu'il y a une éducation manuelle à faire avant d'intervenir.

XIII. — On ne devra donc jamais prendre le bistouri sans avoir un bon nombre de fois répété ces opérations sur le cadavre à l'amphithéâtre, ou sur des chiens vivants au laboratoire. Cela seul peut donner la dextérité manuelle nécessaire.

XIV. — La mortalité oscille autour de SO p. 100 pour la •statistique générale des deux opérations, après avoir été au début

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