CONCLUSIONS
I. — Il n'existe pas d'opéi-ation qui amène la guérison du cancer de l'estomac. (Les injections sous-cutanées de la cancroïne d'Adamkiewicz ne peuvent encore donner que des espérances.)
II. — On doit abandonner au traitement médical tous les cancers qui ne s'accompagnent pas de phénomènes douloureux, de sténose pylorique, et d'inanition progressive,
III. — On ne peut songer à faire utilement l'ablation du néoplasme que si la tumeur est mobile, petite et unique, ce qui rend l'opération relativement facile, innocente et efficace.
lY. — Ces conditions ne se présentent que dans une période rapprochée du début des accidents gastriques. Il est donc urgent de faire un diagnostic aussi précoce que possible.
V. — Tous les moyens seront mis en œuvre pour arriver à ce diagnostic précoce : analyse du suc gastrique, gaslroscopie au miroir, insufflation de l'air dans l'estomac, ingestion de poudres effervescentes, etc.
YI. Un seul procédé est vraiment chirurgical : c'est la laparotomie exploratrice qui est absolument innocente et peut seule donner les renseignements nécessaires en toute sûreté, au point de vue du choix de l'intervention.