POINTS DE REPÈRE
a) Echancrure sus-orbitaire.
b) La perpendiculaire abaissée de ce point sur le rebord du plancher de l'orbite détermine au point où elle le rencontre l'insertion fixe de ve muscle. Celle-ci se trouve d'autre part au milieu de la ligne qui réunit la paroi externe du sac lacrymal à la partie du rebord orbitaire située au-dessous du trou sous-orbitaire.
3) INGISION DE LA PEAU au niveau de la partie infé-
sn
rieure du rebord orbitaire qui correspond à l'insertion du muscle. Incision courte, mais profonde jusqu’au rebord orbitaire. Ecarter les lèvres de l’incision. Au fond de la plaie on aperçoit le tendon d'insertion reconnaissable à sa couleur et à la direction oblique des fibres.
3) SAISIE DU TENDON avec une pince. On le charge sur un crochet et la section S’opère au ras de l'os, soit avec des ciseaux, soit avec le bistouri. É
Un point de suture pour refermer lincision cutanée.
Luruesr P£rer donne une technique plus simple.
L’'incision doit se faire-à travers la peau, le long du rebord orbitaire à l'union du 1/3 moyen et du 1/3 interne et doit aller jusqu’à Pos.
Le crochet à ténotomie, dont l’extrémité est tournée vers le nez, doit être passé sous le tendon, ne pas sectionner jusqu’à ce qu’en tirant sur te tendon on ait mobilisé le globe oculaire. Alors seulement on a le droit de faire la ténotomie.
c) CONCLUSIONS
Tel est le traitement des paralysies des droits supérieur et inférieur sans solution de continuité des muscles.
Ce sont là de beaucoup les paralysies les plus fréquentes, mais il arrive parfois d'en rencontrer d’autres qui sont occasionnées par une rupture musculaire ou tendineuse.
QT tte
Paralysie d’un droit vertical
par rupture musculaire
Nous avons eu l’occasion pendant l’année que nous avons passé à Lariboisière dans le service du D' Morax de le voir opérer un cas de paralysie traumatique par ruplure musculaire qu’il a présenté à la Société d’ophtalmologie de Paris en janvier dernier. Il s'agissait d’un blessé chez lequel on avait constaté après l'accident une plaie linéaire des téguments correspondant au sillon palpébro-orbitaire supérieur. Celle-ci s’accompagnait de lésions plus profondes ayant entrainé probablement ‘une section du droit supérieur. Le globe oculaire ne pouvait pas dépasser en hauteur l'horizontale, 8 jours après l'intervention fut pratiquée.
« La conjonctive a été désinsérée au niveau du culde-sacsupérieuret refoulée en bas. On libère la conjonctive de ses adhérences sclérales jusqu’au limbe et l’on met facilement en évidence le tendon du droit supérieur que l'on saisit avec un crochet à strabisme. On constate alors facilement que le muscle a été dilacéré et qu'il ne reste qu'un très petit faisceau musculaire (1/10 du muscle environ) qui ait conservéses adhérences profondes.
- On retrouve le bout profond du muscle sectionné et on lie sur une anse de catgut fin. Les deux chefs du catgut sont passés ensuite dans la partie antérieure du tendon et réunis par un double nœud. On réunit ensuite - les deux lèvres de la conjonctive par 3 sutures superficielles au catgut.
Un mois après lorsque le malade regarde devant lui, le globe occupe la posifion normale et le mouvement d’ascension est déjà plus étendu que précédemment. La diplopie ne le gêne pas. Elle a déjà diminué mais elle subsiste, toujours verticale et croisée dans le champ supérieur du regard ». >
Une intervention semblable pratiquée antérieurement par le Dr Morax sur un droitinférieur, et rapportée dans la thèse de Subileau, avait également donné de bons ré-
sultats.