POUR
Ce sont ces derniers qui, dans les cas de paralysie complète, suppléraient partiellement au muscle déficient.
Il se passerait là quelque chose d’analogue à ce que l’on voit dans la physiologie de certains muscles qui ne peuvent agir que dans une situation donnée.
Par exemple : le biceps qui est à la fois supinateur et fléchisseur n'intervient dans la flexion de lavant-bras sur le bras que lorsque l’avant-bras est en supination. Si l’avant-bras esten demi-pronation ou en pronation ce sont le brachial antérieur et le long supinateur qui se contractent et non le biceps.
À la main, l'extension des deux dernières phalanges des doigts estassurée par les interosseux et les lombricaux, mais la contraction de ces muscles n’est efficace que si la première phalange est immobilisée par l’action de l’extenseur commun. |
Cette notion a été mise en pratique pendant la guerre dans la construction d'appareils pour paralysie radiale qui, mécaniquement, redressaient la première phalange et l’immobilisaient ce qui permettait ensuile au blessé d'étendre et de fléchir les deux autres. |
C'est ainsi qu’il ne nous paraîtrait pas illogique de supposer que le redressement de l’œil permette aux muscles obliques d'agir dans une paralysie du droit externe.
Il nous paraït en effet plus logique d'admettre dans la récupération de ces mouvements l’action de muscles accessoires sains que le retour de la motilité dans un muscle paralysé.
DES: RE “Quoi qu’il en soit, ce ne sont là que des hypothèses impossibles à vérifier mais ce qu’il y a de certain c’est que le fait est réel, comme Pont montré les observations indiscutables de certains auteurs parmi lesquels
nous citerons Rochon-Duvigneaud, Lagrange et Poulard.
PARFONRY 6