AVANT-PROPOS
Lorsque, en septembre 1914, la formation sanitaire dont nous faisions partie (1), commença de fonctionner avec des ressources bien restreintes, hélas! sur le front des Vosges, nous eûmes lout de suite l’occasion d’observer des blessés qui nous arrivèrent du champ de balaille atteints de plaies de la plèvre et du poumon occasionnées par des projectiles divers.
La symplomalologie de ces plaies de poitrine graves nous impressionna profondément, peult-étre parce que nous n'en avions pas encore l'habitude, mais aussi, croyons-nous, parce qu'il n'est pas posible de rester insensible à la vue de ces glorieux soldats si lamentables dans leur infortune : on.nous les apportait littéralement baignés de sang, en élat de traumalopnée bruyante, absolument effondrés, prononçant parfois avec peine et douleur quelques paroles ou plutôt quelques fragments de mots scandés par la dyspnée violente, tout entiers concentrés dans la lutte contre l'asphyxie menaçante, le
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(1) Ambulance alpine 1/65. Médecin-chef : M. le docteur Guérin- Valmale, professeur à l'Ecole de médecine de Marseille.
vin resle de leur énergie mise en jeu pour l'exécution de l'acte respiratoire.
Dans la suite, comme médecin de bataillon, nous les vimes trop souvent mourir sur le champ de bataille, et, pour ceux que l’on emportait vers l'arrière, nous nous demandions avec angoisse: quel sera leur sort, que deviendront-ils? Mais notre mission ne comportait pas de pouvoir les suivre.
Dès celle époque-là, nous comprimes tout l'intérét que pouvait présenter le traitement des blessures de ce genre, st bien qu’à notre retour des armées, nous décidâmes de nous documenter sur la question. Nous y fûmes vivement encouragé par notre bienveillant professeur M. Massabuau qui nous avait déjà donné au front tant de preuves de sa sollicitude ; il voulut bien aiquiller nos recherches bibliographiques et nous fournir les directives d'un petit travail à composer.
Nous eûmes d’ailleurs, au cours de ces recherches, la fierté de constater que bon nombre de documents avaient été constitués par nos professeurs agrégés de la Faculté de Montpellier : MM. Jeanbrau, Soubeyran, Riche, Jean Delmas, dont les noms doivent étre associés à ceux de MM. P. Duval, Grégoire et Courcoux, Depage, elc., symbolisant à :eux lous ces aulos-chir. qui ont rendu à l’armée tant de valeureux services !
Qu'il nous soit donc permis de lémoigner plus particulièrement notre reconnaissance aux chirurgiens qui ont soulenu le renom de notre Ecole en y associant lous nos maitres de la Faculté qui nous ont dispensé si généreusement un enseignement dont il ne nous reste plus désor-mais qu'à tirer le meilleur profit.
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE
DRATEMENT CHIRERGICAE IMMÉDIAT
par projectiles d’artillerie