‹ Traitement Chirurgical Immédiat des Plaies de Poitrine par projectiles d'artillerieChapitre 4 sur 12 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

M. Pierre Duval a écrit: « La chirurgie du poumon à présenté pendant la guerre une véritable révolution. »

C’est l’histoire de cette «révolution » dont nous voulons faire l'exposé dans ce travail, essayant de dégager de la documentation dont nous nous sommes entouré pour mener à bien cette étude une conclusion pratique.

Quelle sera l'attitude du chirurgien en présence de ces plaies de poitrine dont la gravité est parfois si impérieuse ? Dans quels cas et dans quelles conditions doit-il intervenir ? À quel moment? et comment?

Telles sont les questions auxquelles nous nous efforcerons de répondre, sans avoir la prétention toutefois d'apporter la moindre donnée nouvelle, nous bornant simplement à nous faire une opinion d’après tout ce qui a été publié sur ce sujet si intéressant.

LM

Nous publions une observation inédite due à l’obligeance de M. le professeur Massabuau, médecin-chef de l’auto-chir. 13, et nous en empruntons trois autres aux documents de MM. Pierre Duval et Jean Delmas, d’une part, et de MM. Soubeyran et Trillat, d'autre part.

Nous étudierons donc les plaies de la plèvre et du poumon en envisageant dans un premier chapitre l’anatomie pathologique des lésions, leurs caractères généraux et leurs variétés : 44

Dans un second chapitre nous aborderons leur étude clinique en traçant à grandes lignes leur symptomatologie et leur évolution complétées par une brève énumération des complications chirurgicales el médicales possibles ;

Dans un troisième chapitre nous traiterons des indications opératoires et nous les discuterons ;

Dans un quatrième chapitre enfin nous développerons l'exposé des différentes techniques opératoires et nous exprimerons les motifs de notre préférence, ce qui nous conduira tout naturellement à notre conclusion.

Les plaies du poumon ont donné pendant la guerre mondiale une mortalité stupéfiante, quand on totalise les chiffres de cetle mortalité aux postes de secours, aux ambulances divisionnaires et H. O0. E. et aux hôpitaux de la zone des étapes ; dans cette mortalité globale on note le pourcentage le plus élevé pour les plaies par projectiles d'artillerie.

Nous devons reconnaitre les puissants efforts chirurgicaux qui ont été faits pour en abaisser le taux et rendre hommage aux novateurs dont la hardiesse a sauvé l'existence de tant de braves soldats que les errements anciens: l'inaction opératoire, vouaient à une mort certaine.

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