‹ Traitement Chirurgical & Orthopédique de la Maladie de LittleChapitre 25 sur 35 · PORT · texte numérisé non relu

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«Faïitsavecune grande patience, les exercices degymnastique permettent l'éducation musculaire ; ils apprennent aux sujets à coordonner les mouvements, à placer la jambe en bonne position et à s’en servir pour la marche. » (Redard et Bezançon).

F1G. 12. -- Appareil de Doyle.

Pour lutter contre l’adduction forcée des cuisses, le père du jeune M..., un des jumeaux (Obs. 1v) essaya l'équitation, il fit faire à son fils des promenades à âne qui ont considérablement diminué la contracture.

D'ailleurs, les autres sports, quand l’enfant est déjà assez

grand, ne sont pas à dédaigner. M, Vincent présenta à la

Société de Médecine de Lyon (janvier 1898) un jeune garçon de 12 ans atteint de maladie de Little. Après traitement chirurgical avec redressements progressifs, il a ajouté l'emploi du tricyele comme moyen utile et agréable de locomotion; cette méthode de massage régulier du système musculaire était aussi un agent de coordination du système cérébro-spinal. On a dit que la vélocipédie était une marche assise; en effet, elle met en jeu tous les muscles et les fortifie. Dans la maladie de Littie la gymnastique agirait aussi contre l’élément nerveux de l’affection, par la fatigue qu’elle produit. Mais il ne faut pas oublier qu’une fatigue légère est plutôt un tonique nerveux, et qu’une fatigue plus forte énerve, et qu’à un très haut degré elle déprime (Levi-Sirugue).

Electricité. — L'électricité a été employée sous ses trois formes : statique, galvanique, faradique. Malgré l'opinion de Bradfort qui en repousse complètement l’usage, Vincent, Erb, Redard, Hoffa préconisent son emploi.

.L’électricité statique, surtout recommandée par Charcot sous forme de souffles, frictions, étincelles à haute tension appliquées sur les membres malades et sur le tronc, convient du 4° au 6° mois du traitement ou à une époque plus éloignée.

La galvanisation de la moelle avec des courants descendants est pratiquée de la manière suivante : le cathode est placé au cou et reste immobile; l’anode est promené le long de la colonne vertébrale; on fait passer des courants galvaniques de 5 à 20 milliampéres.

Le traitement faradique, tel qu’il est décrit dans la commu-

nication de Redard, en 1893, doit être continué longtemps. Le courant doit être faible pour éviter l’action tétanique violente; les séances ne dureront que 10 à 15 minutes, une séance tous les deux jours. Quand l'enfant est trop jeune, on peut mettre ses membres dans un baquet métallique, plein d’eau tiède, qui est relié à l’appareil électrique de façon à tenir lieu d’électrode. D'ailleurs les intermittences faradiques seront utilement combinées avec la galvanisation,

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