IV. — Mobilité de l’anse : longueur du méso-sigmoïde
Un élément caractéristique des anses anormales que nous étudions et sur lequel nous voulons insister parce que son intérêt chirugical est de première importance, c’est leur extrême mobilité : la radioscopie
en fait la preuve : mobilité à la palpation et mobilité suivant les positions du sujet ; et l'intervention la confirme.
Cette mobilité de l’anse est due à la longueur de son méso. En effet, le mésocôlon pelvien présente des variations dans sa longueur qui sont, en règle générale, parallèles à celles de l’anse intestinale. Un côlon pelvien long a d'ordinaire un long méso. Un dolichocôlon ou un mégacôlon pelvien sont donc toujours pourvus d'un long méso, et appartiennent à cette variété de côlon pelvien long et mobile que M. le Professeur Duval oppose à la variété de côlons courts et non mobiles (Congrès de Chirurgie, 1913). C’est en cas de mégacôlon que le méso, toujours épais, est particulièrement long, « démesurément allongé » (Giordano), « considérable » (Bayer).
Il est exceptionnel que cette mobilité naturelle de l’anse anormale soit limitée par des adhérences inflammatoires de péricôlite.
Ajoutons pour compléter les notions anatomiques concernant le méso, que le côlon pelvien est d’autant plus long que le processus d’accollement du mésocôlon descendant est descendu moins bas sur la paroi abdominale postérieure gauche (Thèse de Duval): La racine secondaire du méso qui marque la limite inférieure de la zone d’accolement, et qui normalement suit la direction des vaisseaux iliaques primitifs et externes a donc, en cas d’anse allongée, une implantation anormalement élevée.
Remarquons enfin que la fossette intersigmoïde,
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comprise entre la face postérieure du méso et le péritoine pariétal postérieur gauche, dans l’angle des deux racines primitive et secondaire, est d'autant plus vaste et profonde, que l'anse est plus longue et plus mobile.